Le monde du travail, et plus précisément des entreprises, n’a jamais cessé de se réinventer au gré des époques. Cependant, l’arrivée massive des nouvelles technologies a considérablement accéléré le rythme de ces changements. « L’intelligence artificielle va continuer de redessiner les frontières du management. Elle va repositionner la valeur humaine au travail. Le rôle du manager sera beaucoup plus tourné vers le collectif », explique Simon Péneau, professeur en management et RH à Paris School of Business.
Si 70 % des RH, interrogés dans une étude de Cegos, publiée en avril 2026, estiment que ce nouvel outil sera en tête des transformations dans les deux prochaines années, d’autres sujets viendront également modifier les relations managériales : la prise en compte de la santé mentale, l’évolution démographique ou encore la transition écologique. Voici ce que propose Eiffage.
Proposer un outil questionnaire
“Les principaux leviers de fidélisation dans une entreprise aujourd’hui sont les possibilités d’évolution professionnelle, l’entente managériale et la rémunération – qui reste un critère important. Nous avons commencé par former les 200 dirigeants et managers les plus hauts placés de l’organisation, partout en Europe, afin qu’ils améliorent leur connaissance d’eux-mêmes. Notre objectif est de mieux accompagner leurs équipes et les transformations de l’entreprise.
Nous proposons un outil questionnaire “feed-back ou 180” aux collaborateurs pour récolter plusieurs regards sur les compétences managériales. Cette culture du feedback permet de répondre à la question : “Comment suis-je perçu par mon environnement ?” C’est un exercice intéressant. Beaucoup de managers sont surpris des résultats obtenus. Ces outils leur permettent de décliner notre stratégie et de donner du sens au quotidien des équipes. Ces dernières doivent comprendre où l’entreprise veut les amener et pourquoi.
Dans le même temps, le manager aide ses collaborateurs à monter en compétences, tandis qu’ils doivent s’approprier leur progression. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus simplement dupliquer une méthode managériale. Il s’agit d’écouter les différentes attentes pour y répondre de manière spécifique. Il faut créer une relation de confiance pour que les choses soient dites. Le vrai enjeu, c’est d’impliquer les managers dans ces changements stratégiques en sachant qu’ils n’y ont pas tous contribué au départ.”