Julie Kurtian, cofondatrice et COO chez Fraîche
“Mon EMBA m’a donné confiance”
« J’ai suivi un MBA de deux ans, de 2018 à 2020. C’est mon mentor dans ma précédente expérience professionnelle qui me l’avait recommandé, voyant où j’en étais professionnellement, pour sécuriser certaines compétences. J’avais un bac+ 3, huit ans d’expérience professionnelle, j’étais relativement jeune. Je venais de passer trois ans à Singapour, cela faisait sens de rentrer en France pour deux ans afin de démarrer cette aventure. Mon attente, c’était de rencontrer d’autres professionnels et de développer un scope de skills plus large. J’étais dans l’opérationnel, j’avais envie d’évoluer vers la gestion d’entreprise, de me lancer dans l’entrepreneuriat. J’aurais sans doute pu le faire sans, mais le EMBA m’a donné la légitimité et la confiance en moi pour cela. Celui de Kedge m’a séduite par sa flexibilité et les spécialisations proposées.
Des rencontres enrichissantes
Pendant ces deux ans, j’ai travaillé dans une start-up à 80 % tout en suivant le EMBA. J’avais mis de côté pour le financer. J’ai obtenu une bourse pour les femmes proposée par Kedge, qui m’a bien aidée aussi. J’avais 28 ans, j’étais entourée de gens de plus de 40 ans. Ces rencontres avec des personnes de milieux différents ont été très enrichissantes, cela crée des groupes de travail qui n’existeraient pas dans la vraie vie. Un EMBA offre de l’ouverture d’esprit. C’est clé. Les choses changent, évoluent. On ne se rend pas toujours compte qu’on est coincé dans une bulle, une entreprise, une industrie. Cela permet d’aller vers son potentiel maximum.
Un investissement sur soi
À la fin des deux ans, je suis partie à New York boostée, plus confiante et crédible, dans un cadre professionnel encore plus compétitif : ici, les gens font les MBA de Harvard, de UPenn, c’est encore un autre niveau ! Je me sens à l’aise, j’ai ma propre start-up à New York. Certes, un EMBA représente une contrainte financière. Mais l’investissement sur soi, c’est le meilleur que l’on puisse faire. »
Jérôme Thomas, directeur général adjoint chez UGAP
“Un MBA est une vraie opportunité”
« À plus de 50 ans, j’ai suivi une partie du MBA, très modulaire, d’HEC Paris Executive Education. Deux ans auparavant, j’avais changé de fonction. Je suis passé de la haute fonction publique à une direction commerciale. Je voulais un cursus exigeant pour mieux comprendre et maîtriser les fondamentaux du métier, entretenir mes compétences, sortir de la boîte et faire autre chose. J’ai été servi !
Une ouverture d’esprit
Dans la promo, la moyenne d’âge était plutôt de 30-40 ans, ça rajeunit de se retrouver en amphi. On est restés en contact même si je ne suis pas allé au bout du MBA (ce que mon patron m’incite d’ailleurs à faire !) : on essaye de se voir une fois par mois pour échanger, on se passe des CV… Je me suis beaucoup amusé, j’ai beaucoup appris et cultivé mon ouverture d’esprit. En face, nous avions des universitaires ou de grands dirigeants qui nous expliquaient le commerce aujourd’hui et qui lisaient et challengeaient notre copie. C’est inspirant.
Une respiration
Cela m’a donné des idées pour exercer mon métier au quotidien. Un MBA demande beaucoup de travail personnel, avec des devoirs à rendre. Sans oublier la charge mentale : je l’ai suivi sur un an, avec 20 jours en présentiel à intégrer à mon agenda de travail, sans compter les mails et les urgences à rattraper le soir. En matière de financement, j’ai eu de la chance, mon entreprise a pris en charge cette formation comme mesure de fidélisation. Cette année m’a reboosté, cela a été un moment de respiration, l’opportunité de me reposer des questions sur ce que j’avais envie de faire, de voir que j’étais encore capable de réaliser beaucoup de choses. »