Erreur anti-manager
Management

Management : ces 8 erreurs fréquentes à éviter absolument

Antoine Blanchys, mentor de dirigeants depuis de nombreuses années, a observé des faux pas récurrents de la part des managers. Pourtant délétères pour le lien de confiance qu'ils cherchent à construire avec leurs équipes. Il leur recommande de changer de posture. Voici comment.

1. Penser tout savoir

Le premier écueil dans lequel il est facile de tomber lorsqu’on occupe un poste à responsabilités, c’est de penser qu’on doit maîtriser l’intégralité des sujets. Quitte à devenir « monsieur ou madame je-sais-tout ». Si le manager n’a pas de réponse à apporter de manière immédiate, il redoute de perdre sa crédibilité auprès des équipes. Or, s’il apporte des réponses hâtives erronées, il perdra tôt ou tard sa légitimité. C’est pourquoi, il est parfois préférable de dire à ses équipes qu’on a besoin de temps pour se renseigner et réfléchir avant d’apporter une directive claire. À vouloir être invincible, le manager risque non seulement d’agacer ses équipes, de se fermer à de nouvelles connaissances et de perdre beaucoup d’énergie.

2. Négliger les recrutements

Il est également fréquent que les managers se retrouvent à devoir recruter de nouveaux membres au sein de leurs équipes. Mais peu d’entre eux sont habilités à le faire. Ils se retrouvent alors à bâcler cette tâche cruciale – ou a minima à tâtonner ne sachant pas vraiment comment s’y prendre. Or, le manager doit garder à l’esprit les conséquences délétères sur le long terme d’un mauvais recrutement. Il suffit d’une seule recrue pour déséquilibrer la bonne dynamique en place dans une équipe. Le manager a donc tout intérêt à s’intéresser de près aux candidatures qu’il reçoit et la manière dont il mène les entretiens.

3. Eviter les conflits

La plupart des managers cherchent à instaurer un climat harmonieux au sein des équipes. Dans le même temps, ils tentent de tisser un lien de confiance avec chacun de ses membres. C’est pourquoi, nombreux sont ceux qui ne prennent pas le risque d’entrer dans des discussions conflictuelles. Cependant, ce comportement fuyant favorise l’accumulation des non-dits et des ressentiments les uns envers les autres. Les reproches pouvant exploser à tout moment et de manière inappropriée. Désamorcer progressivement les points de friction pour y apporter des solutions saines et viables fait partie du rôle des managers.

4. Suivre aveuglément les idées de la direction

Le manager peut aussi se retrouver à relayer toutes les consignes et les messages de la direction, y compris lorsque c’est contre-productif pour lui et ses équipes. Même si c’est inconfortable, le manager doit faire preuve de discernement en refusant de porter certains discours qui pourraient détériorer la relation de confiance avec ses collaborateurs. Le manager n’a pas à endosser toutes les responsabilités. Il peut demander à son supérieur hiérarchique de porter lui-même ses directives auprès des collaborateurs.

5. Monter le curseur de l’exigence trop haut

Si le manager se doit d’avoir des ambitions fortes pour son organisation, il ne doit pas pour autant fixer des objectifs trop élevés à ses collaborateurs. Au risque de les décourager (s’ils sont inatteignables), voire de les épuiser physiquement et mentalement. L’exigence excessive place en effet les individus en situation de fatigue chronique – voire les pousse à s’absenter en raison d’une charge de travail trop importante. Pour éviter ce genre de situation, le manager peut s’assurer régulièrement que les objectifs fixés sont réalistes et évolutifs. En fonction du contexte et de la période, certains objectifs peuvent être ajustés.

6. Résoudre les problèmes à la place des équipes

Le manager, pensant bien faire, peut se retrouver à résoudre tous les problèmes rencontrés par ses équipes. Il ne se place plus en tant que « coach » mais en tant que « sauveur ». À ses risques et périls. Il n’est en effet pas certain qu’il soit en mesure de trouver les bonnes solutions opérationnelles et risque, une fois encore, de s’épuiser physiquement et mentalement à endosser les tâches dont il n’a pas la charge.

7. Micromanager leurs tâches

Si contrôler les tâches de ses équipes fait partie du rôle du manager afin d’éviter toutes erreurs, il est tout aussi important de leur laisser suffisamment d’autonomie. De surcroît, lorsque ce sont des tâches simples, répétitives ou rapides. Les collaborateurs seront alors en mesure de réaliser leurs missions correctement et sereinement. En outre, dans des conditions satisfaisantes. Le manager peut être un appui ponctuel lorsqu’il est sollicité. Mais il doit savoir déléguer le reste du temps. C’est un juste dosage à trouver.

8. Ne pas faire preuve de reconnaissance

Enfin, la dernière maladresse – même s’il y en aurait d’autres – est lorsque le manager prend la motivation de ses équipes pour acquise. Or, celle-ci est susceptible d’évoluer au gré des événements. Aussi, il a tout à gagner à féliciter, remercier et encourager régulièrement ses collaborateurs pour le travail accompli. Il peut aussi adapter sa manière de dire ou de faire les choses. Chaque membre de son équipe est unique.

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