Michael Fossat DRH Schneider Electric
Management

Michael Fossat, DRH de Schneider Electric : « Les managers doivent veiller à la charge de travail des équipes »

Face aux multiples défis, notamment technologiques, que soulève cette décennie, les grandes entreprises du CAC 40 et du SBF 120 se positionnent souvent en pionnières en matière d’innovation. Ces changements entraînent le renouvèlement des pratiques managériales. Voici ce que propose Schneider Electric, groupe spécialisé en énergie et en automatisation (4/6).

Le monde du travail, et plus précisément des entreprises, n’a jamais cessé de se réinventer au gré des époques. Cependant, l’arrivée massive des nouvelles technologies a considérablement accéléré le rythme de ces changements. » L’intelligence artificielle va continuer de redessiner les frontières du management. Elle va repositionner la valeur humaine au travail. Le rôle du manager sera beaucoup plus tourné vers le collectif », explique Simon Péneau, professeur en management et RH à Paris School of Business.

Si 70 % des RH, interrogés dans une étude de Cegos, publiée en avril 2026, estiment que cet outil sera en tête des transformations dans les deux prochaines années, d’autres sujets viendront également modifier les relations managériales : la prise en compte de la santé mentale, l’évolution démographique ou encore la transition écologique. Voici ce que propose Schneider Electric.

Valoriser une bonne hygiène mentale

“Nos innovations managériales sont un processus permanent. Aujourd’hui, nous sommes le leader mondial des technologies de l’énergie. Cela amène des transformations constantes. Pour se développer, et ne pas s’épuiser face à ces changements rapides, nous réinterrogeons nos pratiques managériales à échéances régulières.

L’enjeu autour de la santé mentale a notamment gagné en importance. L’année dernière, notre CEO a édité un “Leaders code” qui fixe les comportements attendus de nos managers. Nous leur avons donné les outils pratiques pour adopter une nouvelle manière de travailler alliant performance et bien-être des collaborateurs. Par exemple, si l’un de leurs salariés ne va pas bien, ils doivent pouvoir répondre aux questions : “Quels sont les signaux faibles ? Comment dois-je réagir ? Vers qui dois-je me tourner ?”

Cette vigilance peut aussi passer par la capacité à organiser des points réguliers à distance et en présentiel afin de suivre la performance et l’état de santé des équipes, à faire des feedbacks constructifs. Ces formations ne concernent pas que les managers. Une orientation commune est donnée à l’ensemble de nos salariés.

Cette année, 15 000 d’entre eux sont formés aux enjeux de santé mentale pour apprendre à prendre soin d’eux, de leurs équipes et de leurs collègues. Cette formation est proposée en e-learning, sous la forme d’une vidéo d’une trentaine de minutes, avec des quiz et des mises en situation réelles. Nous avons un fort partenariat avec la médecine du travail ainsi que des référents dans chaque entité pour porter des évaluations systématiques des bureaux jusqu’aux usines.

Les managers doivent être en mesure de veiller à l’équilibre de la charge de travail des équipes en dialoguant et en les impliquant. Nous comptons aller encore plus loin dans les prochains mois.”

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