Baromètre collectif entreprise
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Le collectif reste un levier puissant de motivation et de rétention au travail

A l'heure où les budgets se contractent en entreprise, le collectif reste un atout à portée de main, encore trop peu exploité, pour les managers. La 3ème édition du Baromètre publiée par le cabinet Engagement & Performance ce mardi, en partenariat avec La Maison du Management, dévoile trois enseignements clés à retenir.

Le lieu de travail reste le premier endroit (34 %) où la notion de collectif s’exprime le plus – contre 23 % dans le sport et 21 % dans les associations, d’après la 3ème édition du Baromètre* annuel du cabinet Engagement et Performance, publiée ce mardi 13 janvier. « Cette année, le travail a repris sa première place sur le podium. Le sport a reculé, tandis que les associations ont progressé. A l’heure où l’incertitude, l’individualisme et la distanciation digitale progressent, c’est la preuve que les salariés ont plus que jamais besoin de sens, de lien social, de coopération et d’un sentiment d’appartenance », développe son dirigeant Aurélien Rothstein.

1. Le collectif, un levier reconnu par les salariés

L’étude révèle, dans un premier temps, que le collectif est un levier puissant d’attraction, de motivation et de fidélisation pour les salariés. D’après eux, favoriser la coopération au sein des équipes permet d’atteindre une meilleure performance collective (91 %) – mais aussi d’améliorer la performance individuelle (92 %). En cela, les répercussions positives sur l’engagement au travail sont indéniables (94 %). Les actifs sont beaucoup moins enclins à quitter leur entreprise lorsqu’une bonne ambiance règne entre collègues – et que les uns et les autres se réjouissent à l’idée de se retrouver quotidiennement.

2. L’équipe utilise trop peu son potentiel

Ce constat revient chaque année. Mais, chaque année, les chiffres dégringolent toujours un peu plus. En 2024, 36 % des répondants estimaient que l’équipe utilisait « tout son potentiel ». Ce résultat est passé à 20 % en 2025 pour finalement tomber à 19 % en 2026. Du côté des dirigeants de TPE/PME : 18 % estiment que le collectif est suffisamment exploité, contre 11 % pour les grands groupes. Les managers sont 17 % à le penser dans les TPE/PME. Ce chiffre remonte largement pour les managers des grands groupes (44 %). « Le potentiel est à portée de main des managers, il ne demande qu’à être exploité », résume le décideur.

A noter que pour une minorité de collaborateurs ayant participé à l’enquête, le collectif représente une perte de temps (22 %) et/ou est une contrainte (15 %). « Ces autres chiffres révèlent les défis que peut poser la cohésion au quotidien. Il s’agit pour les managers d’aider les équipes à les relever surtout avec le télétravail et le digital qui peuvent finir par affecter la qualité des relations dans la durée », ajoute-t-il.

3. Des pistes de solutions pour aller plus loin

Malgré tout, l’importance accordée à ce sujet par les entreprises est en nette augmentation année après année. En 2024, 42 % des salariés déclaraient être « satisfaits » des solutions apportées par leur employeur. Ce chiffre est passé à 45 % en 2025 et à 51 % en 2026. « C’est une évolution positive, même si cela signifie que les 49 % restants ne sont pas nécessairement satisfaits », souligne Aurélien Rothstein. Les collaborateurs sont 64 % à penser « bien travailler ensemble. » « Dans un contexte de contraction budgétaire et de guerre des talents, la coopération devient un enjeu prioritaire pour la performance des entreprises. Elles en prennent conscience », précise-t-il. Parmi les solutions à déployer, les plus simples et les moins coûteuses sont les plus plébiscitées, d’après le Baromètre : mise en place d’objectifs collectifs de performance (89 %) ; d’objectifs de développement d’équipe par les managers (81 %) ; et d’échanges de bonnes pratiques entre managers (77 %). « Ces dispositifs sont faciles à mettre en œuvre, peu coûteux et ont un impact durable« , détaille Aurélien Rothstein.

Pour conclure, Aurélien Rothstein se réjouit de voir la tendance en faveur du collectif s’améliorer. Cependant, « le bilan reste contrasté. Les organisations mettent en place davantage d’actions qu’avant, mais une grande partie des salariés restent déçus du collectif, voire ne le voient pas d’un bon œil. Le collectif se travaille et s’entretient dans la durée, notamment à l’heure du télétravail qui tend à distendre les relations. Pour autant, il ne peut pas se faire à marche forcée. Les échanges doivent rester sincères, spontanés. »

*La 3ème édition du Baromètre « Quelle est la santé de vos collectifs ? » publiée mardi 13 janvier 2026 est le résultat d’une enquête menée en ligne entre novembre et décembre 2025 auprès de 396 salariés français aux profils variés – avec La Maison de du Management, l’Université Dauphine-PSL et Team Intelligence.

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