Carrière Expat-CC-ADP-2018

Expatriation : 37 % des Français envisagent de partir à l’étranger dans les deux ans

, par Camille Boulate

L’entreprise spécialisée dans la gestion des ressources humaines ADP, vient de dévoiler un nouveau volet de son étude Workforce View in Europe*. Cette fois-ci, un focus a été effectué sur le désir des salariés européens de partir à l’étranger pour faire carrière. Résultats : plus d’un tiers des Français envisagent de passer le cap dans les deux années à venir tandis que 7 % pensent activement à un départ.

 

Faire ses valises et partir à l’étranger, bonne idée pour faire carrière ? Selon les salariés européens, la réponse est oui. Dans le nouveau volet de son étude Workforce View in Europe, ADP dévoile en effet que les Européens ne sont pas réticents à l’idée de changer de pays pour travailler. Ainsi, 57 % des salariés italiens déclarent envisager partir à l’étranger. “Un chiffre qui contraste fortement avec la Suisse où moins d’une personne sur cinq (18 %) partage cette opinion et les Pays-Bas où seulement 3 % envisagent activement de déménager”, détaille ADP. En France, ce sont plus d’un tiers des salariés interrogés (37 %) qui envisagent, dans les deux ans, de quitter le pays. Ils sont en revanche 7 % à penser activement à un départ prochain.

 

L’âge, un facteur important

Dans le détail, évidemment, il existe bien des contrastes puisque, parmi les salariés européens envisageant un départ à l’étranger, 45 % sont des hommes et 30 % des femmes. L’âge apparaît être également un facteur important puisque près d’un répondant sur cinq de moins de 35 ans envisage activement de quitter son pays au cours des deux prochaines années. “Contre seulement 8 % des plus de 45 ans”, insiste ADP.

 

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Amérique du Nord, Suisse et Royaume-Uni sur le podium

Parmi les destinations plébiscitées par les salariés français figurent l’Amérique du Nord (25 %), la Suisse (19,3 %) et le Royaume-Uni (18,8 %). “Le Brexit de semble pas dissuader les Français”, constate ADP. De manière globale, certaines préférences se dessinent. Ainsi, l’Amérique du Nord est le premier choix des salariés britanniques et suisses, tandis que le Royaume-Uni reste la destination préférée des espagnols. Les Allemands, quant à eux, sont davantage attirés par l’Autriche et la Suisse.

 

Barrières personnelles

Mais s’expatrier reste une décision difficile à prendre pour une majorité de salariés. Pour 31 % des Français, la famille et les amis restent la principale raison de ne pas rechercher de travail à l’étranger. Viennent ensuite la barrière de la langue (21 %) et les formalités administratives et la législation locale.

*L’étude The Workforce View in Europe in 2018 a été menée auprès de 9 908 adultes actifs dans 8 pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse.

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Camille Boulate


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