Carrière Singapour

S’expatrier, mode d’emploi : sur quel job miser pour partir à l’étranger ?

, par Julie Tadduni

Le 10 mars, la Cité internationale universitaire de Paris accueille la 8e édition du salon S’expatrier mode d’emploi, dont le Canada est le pays invité. Partenaire de l’événement, Courriercadres.com vous propose de faire le point sur différentes problématiques de l’expatriation. Focus sur l’emploi avec l’Apec et Pôle emploi, qui seront présents sur le salon.

“Le premier élément primordial lorsque l’on a le désir d’aller travailler à l’étranger, est le devoir d’information, met en garde Jean-François Rieffel, responsable des partenariats institutionnels pour l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Il faut faire un choix au niveau de la destination et du poste, faire un espèce d’audit, bien tout analyser, regarder la typologie des pays, des entreprises, savoir ce qu’il en est sur place du coût de la vie, de la protection sociale. Et surtout, savoir si l’on est prêt pour l’expatriation car souvent, on a une vision édulcorée du pays que l’on convoite”. Alors comment mettre toutes les chances de votre côté pour être certain d’être un bon candidat à l’expatriation ?

 

Miser sur la pénurie de main d’œuvre

“Les postes recherchés sont majoritairement dans le secteur technique, le commercial et l’audit”, concède Jean-François Rieffel. Côté destination, bien que les besoins changent régulièrement, c’est globalement l’Europe qui propose le plus d’offres selon le spécialiste avec en tête l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et l’Angleterre. Pour le reste du monde, il évoque l’Australie, le Mexique, le Moyen-Orient, le Canada, l’Inde et depuis quelques temps, des demandes en Iran. Jean-Christophe Bonnin, chef des affaires et relations internationales chez Pôle emploi, explique que l’organisme commence par regarder quelles sont les compétences disponibles en France pour promouvoir la mobilité internationale. Sur Emploi store, il est possible de tester son projet d’expatriation afin de savoir s’il est mature, précise-t-il. Le niveau de langue ou encore la connaissance du pays vont être analysés. Ensuite nous allons accompagné le demandeur d’emploi en quête d’expatriation dans sa démarche, le préparer à la culture du pays où il souhaite aller et nous allons sécuriser son projet. Difficile de miser sur l’Inde pour un spécialiste IT par exemple, les compétences existent déjà en quantité sur place.” Et les compétences ne suffisent pas, une bonne intégration dans le pays d’accueil est indispensable pour que l’expérience soit un succès.

 

Mobilité pour tous

“Chez Pôle emploi, nous sommes convaincus que la mobilité est accessible à tous, diplômés ou non, seniors comme jeunes”, estime Jean-Christophe Bonnin. Un point de vue partagé par Jean François Rieffel à l’Apec, mais qui estime que des conditions sont toutefois à réunir avant de franchir le pas. “Si vous maîtrisez la langue, que vous avez bien travaillé sur votre projet, tout est possible ! Le tout est de bien analyser les choses en amont, c’est vraiment cela qui va porter ses fruits”. Une personne en quête d’expérience à l’étranger doit également garder à l’esprit qu’il existe des destinations méconnues pour leurs besoins en main d’œuvre mais qui offrent de réelles opportunités. En effet, le chef des affaires et relations internationales chez Pôle emploi constate que “l’Allemagne n’est par exemple, pas une destination naturelle pour les Français. Et pourtant le pays a une vraie pénurie de main d’œuvre avec près de 600 000 offres disponibles. C’est aussi le cas de l’Estonie ou de la République Tchèque.”

 

Et après ?

Avant même de partir, il faut songer au retour. Pôle emploi à d’ailleurs développé un service dédié, intitulé le B.A-ba du retour, que l’organisme recommande de consulter avant même de s’expatrier. “Il faut ensuite veiller à conserver des liens avec la France une fois sur place, sur les réseaux sociaux professionnels, les sites d’emploi, recommande Jean-Christophe Bonnin. Cela va simplifier la réintégration. L’expérience à l’étranger est facile à valoriser au retour. Un profil international est toujours un plus pour une entreprise.” En moyenne, une expatriation dure entre 5 et 8 ans et les Français de l’étranger rentrent majoritairement pour des raisons personnelles comme des parents qui vieillissent, des enfants qui grandissent…

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Courrier cadres


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