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Vélo électrique : comment bien choisir son VAE en 2026 malgré le ralentissement du marché

Boosté par la crise sanitaire, le vélo à assistance électrique (VAE) a séduit massivement les Français, au point de transformer durablement les habitudes de déplacement. Mais après l’euphorie, le marché marque le pas. Comment bien choisir son VAE, à l’heure où le reconditionné et l’innovation redessinent le quotidien des cyclistes ?

Il suffit de se poster un matin au croisement de la rue de Rivoli et du boulevard de Sébastopol, au centre de Paris, pour se dire que tout le monde circule à vélo ! Alors, bien sûr, il y a les défenseurs de la bicyclette et ses pourfendeurs. Une chose est sûre : il y a un avant et un après Covid-19 dans la capitale, mais aussi dans toutes les grandes villes de province. On peut effectivement parler de la folie du vélo… à tous points de vue. Que ce soit dans l’équipement, mais aussi dans les comportements. Les nombreux aménagements prévus par les villes ont facilité les choses. Les fabricants en ont largement profité.

Pour autant, le marché du vélo, en général, et celui du VAE ont enregistré ces derniers temps un coup de mou, qui se traduit dans les chiffres de vente. En 2024, le marché du cycle affiche un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros, en baisse de 5,9 % par rapport à 2023. Les VAE représentent désormais près d’un vélo vendu sur trois, avec un prix moyen de 2 045 €, selon les dernières données disponibles de l’Union sport & cycle.

Les Français se sont équipés massivement et il semblerait que l’on ait atteint un pic en 2021. Mais tout n’est pas perdu. D’autant que la France accuse un gros retard par rapport à ses voisins. Si l’Hexagone en est à un VAE sur trois, les Belges et les Allemands dépassent 50 %, et les Néerlandais atteignent 63 %…

Le retour des beaux jours

Les professionnels du secteur tablent sur une reprise en 2027. Et le marché reste saisonnier. Avec le retour du printemps, les consommateurs sont davantage prêts à s’équiper. Il faut dire que les VAE ont connu une sacrée évolution ces dernières années. Pas facile, du coup, de choisir une monture adaptée à ses besoins.

« Avant de chercher le bon vélo, il faut faire un point sur son usage, tenir compte du relief (plat, dénivelé), de l’environnement (ville, campagne), du nombre de kilomètres que l’on va réaliser au quotidien… », explique Mathieu Chartier, directeur de la publication de Transition Vélo (transitionvelo.com), un site d’informations et de conseils avant achat dédié à l’univers des deux-roues. Il faut également se poser la question du transport individuel ou familial et de l’intérêt — ou non — d’un vélo cargo, d’un porte-bagages avec sacoches, etc.

Une fois cette étape passée, les questions techniques peuvent enfin se poser : quelle puissance moteur ? Quelle capacité de batterie ? Quelle motorisation ? Avec l’assistance au maximum, il faut compter environ 10 Wh/km. Avec une grosse batterie (500 Wh), on peut estimer pouvoir faire au minimum 50 km, et aller jusqu’à 120 km en mode éco. L’usager doit également se poser la question du moteur au pédalier, ou dans le moyeu arrière. « Le moyeu arrière reste plus facile à réparer et moins coûteux », précise Mathieu Chartier, qui conseille de bien vérifier s’il dispose — ou non — d’un capteur de couple, « pour éviter l’effet mobylette ».

Les moteurs au pédalier sont généralement plus chers, mais plus puissants. Ils génèrent aussi une usure de certains composants (chaîne, cassette). Il faut donc « s’assurer que les composants du vélo sont bien standardisés », prévient-il.

Mieux vaut aussi éviter les moteurs d’entrée de gamme et privilégier des marques reconnues comme Bosch, Shimano ou Yamaha, leaders du marché. Pour la transmission, Shimano et SRAM restent des incontournables. Pour autant, la concurrence de l’Empire du Milieu commence, elle aussi, à faire des miracles, à l’image de Bafang et Ananda : « Ces deux groupes chinois arrivent très forts sur les moteurs pédaliers. »

Le VAE reconditionné

Les VAE n’ont pas dit leur dernier mot technologique et continuent de progresser. Des batteries réparables et adaptables font ainsi leur apparition. L’automatisation des vitesses, un peu comme pour les voitures, devient elle ne plus ultra.

Mais la grande tendance, c’est le reconditionné. Des enseignes comme Upway, Rebike, Ekstere ou même Decathlon dynamisent ce qui sera sans doute le marché de demain.

Le conseil du spécialiste ? « Mieux vaut s’orienter vers un vélo reconditionné de qualité plutôt qu’un vélo neuf au même prix. » Un peu comme pour les smartphones, finalement.

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