Actualités

Un vrai leader ne brille pas seul, il joue en équipe !

cover

Ce contenu n’est pas visible à cause du paramétrage de vos cookies.

Paramétrer mes cookies
Dans l’imaginaire collectif, le leader est souvent cette figure charismatique qui guide seul son équipe. Un modèle aujourd'hui remis en question. Et si, comme le montre le leadership partagé, il existait non pas un, mais plusieurs leaders dans une équipe, chacun jouant un rôle spécifique ? Regards croisés d'Adrien Chignard, psychologue du travail, et de Grégoire Bosselut, enseignant-chercheur.

Première idée reçue déconstruite lors de notre webinaire (le replay est disponible en cliquant sur le visuel ci-dessus) : non, le leadership n’est pas inné ! « On a souvent tendance à voir le leadership comme un talent naturel. Mais c’est faux. Ce n’est pas une qualité qu’on possède ou non, c’est une compétence qui se développe », rappelle Adrien Chignard, psychologue du travail et fondateur de Sens & Cohérence. Autre cliché : celui du leader tout-puissant. En entreprise, un seul leader ne peut pas durablement et efficacement tout gérer, tout incarner, tout décider. Mieux vaut développer un leadership partagé.

Les différentes formes de leaders

1. Le leader de tâche : celui qui montre la direction

C’est souvent le leader que l’on imagine spontanément. Il sait où aller, donne les instructions, structure le travail. C’est l’équivalent du capitaine sur le terrain, celui qui distribue les rôles, oriente l’équipe vers son objectif et s’assure que tout fonctionne. Mais, attention, « ce n’est pas parce qu’on est super bon sur le terrain qu’il faut forcément devenir manager et endosser ce rôle », souligne Grégoire Bosselut, enseignant-chercheur à l’université de Montpellier.

2. Le leader social : le ciment du collectif

Vous voyez cette collègue qui apporte souvent le petit-déjeuner, celui qui met une boîte de bonbons sur son bureau pour la partager avec les autres, ceux qui apaisent les tensions quand la pression monte ? Ce sont des leaders relationnels. Dans le sport, ce type de leader est essentiel. Il n’est pas forcément le meilleur joueur, mais il sait créer du lien, souder l’équipe. En entreprise, il est souvent sous-estimé alors qu’il joue un rôle clé dans la motivation et la cohésion.

3. Le leader externe : le pont entre l’équipe et le reste du monde

Dans une équipe de rugby, il y a ceux qui font le jeu sur le terrain et ceux qui parlent aux médias, négocient avec l’arbitre, échangent avec le staff technique. En entreprise, c’est le rôle du leader externe : celui qui assure la liaison entre son équipe et les autres départements, les clients ou les partenaires. Dans une start-up, ce rôle peut être tenu par un business developer ou un chef de projet. Dans un hôpital, ce sera l’infirmier référent qui fluidifie la communication entre les services.

4. Le leader de transition : celui qui voit plus loin

Il est celui qui questionne, qui challenge, qui pousse à faire autrement. Ce leader-là ne cherche pas à faire tourner la machine au quotidien, mais à l’améliorer, à l’adapter aux évolutions. C’est souvent le profil des innovateurs, des experts ou des visionnaires, qui ne sont pas toujours en haut de la hiérarchie, mais influencent en profondeur les orientations stratégiques.

Les vertus du leadership partagé

Les études montrent que le leadership partagé améliore non seulement la motivation, mais aussi la performance des équipes. « Il y a une méta-analyse qui montre que le leadership partagé a un effet sur la performance », précise Grégoire Bosselut. En d’autres termes, une entreprise fonctionne mieux lorsqu’elle ne repose pas uniquement sur un seul leader, mais sur une pluralité de leaders.

Comment développer son propre leadership et celui des autres ?

Bonne nouvelle : on peut apprendre à être leader. Mais comment s’y prendre ?

1️⃣ S’intéresser à soi, mais aussi à ses collègues.
2️⃣ Sortir de son domaine d’expertise, pour se nourrir d’autres disciplines, comme le sport, l’art ou même la philosophie.
3️⃣ Se former et expérimenter : « Il ne suffit pas de dire à quelqu’un ‘prends le lead’, il faut lui donner les moyens d’essayer, de se tromper et de progresser »

Pour aller plus loin, les intervenants recommandent notamment l’ouvrage Qu’est-ce que le pouvoir ? du philosophe Charles Pépin, qui affirme que le pouvoir se mesure à la capacité qu’on a à le partager.

Curieux d’en savoir plus ? Regardez donc le replay du webinaire (en cliquant sur le visuel en haut de page) et découvrez comment renforcer votre leadership !

Ajouter un commentaire

Votre adresse IP ne sera pas collectée Vous pouvez renseigner votre prénom ou votre pseudo si vous êtes un humain. (Votre commentaire sera soumis à une modération)