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Paiements en ligne : plus de sécurité, mais aussi de nouvelles opportunités

Par Virginie Melaine-Christensen, Directrice Générale Adyen France

En juin 2025, la Fédération bancaire française a publié son bilan annuel sur les fraudes aux paiements. Une bonne nouvelle : les Français sont de plus en plus attentifs à la protection de leurs données bancaires et utilisent davantage les outils de sécurité, comme la double vérification (par exemple, un code reçu par SMS pour valider un achat).

Mais les fraudeurs ne désarment pas : en 2024, une personne sur dix a été victime d’une arnaque. Pour contrer ce phénomène, les autorités renforcent les règles de sécurité avec une nouvelle réglementation (la DSP3), qui remplacera bientôt la DSP2. Pour les commerçants, cela représente de nouvelles obligations, mais aussi une belle opportunité : celle de renforcer la confiance de leurs clients tout en rendant leurs parcours d’achat plus fluides.

Sécurité et simplicité : trouver le juste équilibre

Aujourd’hui, des dispositifs comme le 3D Secure se sont imposés comme la norme pour sécuriser les paiements en ligne. Si ces mesures sont essentielles, elles peuvent parfois compliquer un achat : ouvrir son application bancaire, entrer un code reçu par SMS… Cela peut sembler fastidieux.

Heureusement, des solutions existent. Pour les petits montants ou les clients réguliers, les commerçants peuvent demander une vérification plus légère. Mais, au final, c’est toujours la banque qui décide. Si elle refuse, le client peut abandonner son achat.

C’est pourquoi une meilleure collaboration entre commerçants et prestataires de paiement est clé : en optimisant les demandes d’allègement et en affinant la détection des fraudes, il est possible de protéger les transactions sans sacrifier la fluidité de l’expérience client.

Transparence et confiance : des attentes croissantes

La Banque de France met aussi l’accent sur un point essentiel : la clarté des paiements, notamment lors d’achats en devises étrangères. L’objectif est simple : éviter les frais cachés ou les conversions automatiques non justifiées.

Pour les commerçants, cela implique :

  • D’afficher clairement les taux appliqués,
  • De travailler avec des prestataires agréés,
  • Et de respecter strictement les règles contre le blanchiment d’argent.

Résultat ? Des clients mieux informés, moins de mauvaises surprises et surtout, une confiance renforcée dans les achats en ligne.

Un effort collectif pour plus de sécurité

Les commerçants n’ont pas à porter seuls cette responsabilité. Les banques, par exemple, jouent un rôle majeur pour protéger les consommateurs contre les arnaques (faux conseillers, faux services clients, etc.).

Pour aller plus loin, il est essentiel que les solutions de vérification soient accessibles à tous, y compris aux personnes sans smartphone, que les banques communiquent clairement sur leurs canaux officiels, et que la coopération entre banques, opérateurs télécoms et plateformes se renforce.

La lutte contre la fraude n’est pas un frein, mais un levier. En renforçant la sécurité et la transparence, c’est un environnement de paiement plus sûr, plus clair et plus équitable qui se dessine au bénéfice des commerçants comme des consommateurs.

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