Carrière

Fatigue de fin d’année : 3 stratégies pour préserver son énergie au travail

Décembre rime souvent avec surcharge mentale et fatigue générale. Entre pression professionnelle et préparation des fêtes, comment préserver son énergie sans sombrer dans l’épuisement ? Gilone de Maigret et Denis Pennel, auteurs de '50 conseils pour retrouver l'énergie' (Eyrolles), nous livrent trois clés pour protéger son capital énergétique et recharger ses batteries avant la fin de l’année.

En décembre, c’est toujours la même histoire : la fatigue s’accumule ! L’été paraît déjà loin, les échéances professionnelles de fin d’année approchent, les fêtes de Noël se préparent, et l’arrivée de l’hiver se fait largement sentir. Cette année, près de quatre salariés sur dix (37 %) citent la fatigue ou la surcharge de travail parmi les principales causes d’arrêt maladie, ce chiffre grimpant même à 48 % chez les moins de 25 ans, selon une étude de Ayming sur l’absentéisme au travail réalisée en 2025.

« Il est vrai que les individus sont particulièrement fatigués en fin d’année. D’une manière générale, lorsque nous travaillons, nous dépensons de l’énergie dans un but précis. Mais, il ne faut pas que le travail nous dépouille complètement de notre énergie. Il faut aussi que le travail nous donne envie de nous lever le matin », rappellent les auteurs.

1. Aligner toutes ses « batteries »

Il est, donc, primordial de prendre conscience que « nous avons trois batteries : la tête, le cœur et le corps. Celles-ci fonctionnent ensemble. Lorsque l’une d’elles est déchargée, les deux autres batteries sont tirées vers le bas. Lorsque, les trois sont à plat, je vous laisse imaginer ! », plaisantent-ils. Aussi, pour que ces batteries soient rechargées au maximum, elles doivent être alignées. Autrement dit ? Il faut mettre en place « une cohérence entre ce que nous disons, ressentons et faisons. Ce triptyque est un équilibre porteur, il nous aide à être dans des émotions positives, qui nous mettent en action dans la bonne direction », poursuit Gilone de Maigret. Le risque d’un désalignement entre le mental, l’émotionnel et le physique est de finir par ressentir de fortes douleurs corporelles, prendre de mauvaises décisions, détériorer nos relations, etc.

2. Se méfier des voleurs d’énergie

Une fois produite, il s’agit de conserver son énergie. « Il ne faut pas la gaspiller ! », insiste Denis Pennel. Et pour cela, il recommande de « faire attention aux voleurs d’énergie. » Il existe de nombreuses méthodes, poursuit-il, comme fixer des limites, dire non à son manager ou à ses collègues en cas de surcharge de travail, accepter de ne pas être apprécié par tout le monde, ne pas forcément avoir une image positive auprès des autres. « Il faut cesser de donner de l’importance au jugement de l’autre sur soi. Il faut laisser à l’autre la possibilité de penser ce qu’il veut », complète sa coautrice. L’un des indices susceptible de révéler la présence d’un voleur d’énergie, c’est lorsque « nous nous sentons vidés après avoir passé du temps avec certaines personnes. Dans ce cas, il faut minimiser les contacts, surtout quand nous sommes fatigués. »

Dans le même temps, ajoute-t-elle, il est important de « transformer le regard sur soi-même, car nos pensées conditionnent notre réalité. Ce que nous ressentons à l’intérieur transparait à l’extérieur. L’intention que nous mettons dans nos actions déterminera nos journées au travail. Si nous allons travailler à reculons, nous victimisons, ou considérons que tout est difficile, alors nos journées seront, en effet, éprouvantes. »

3. Créer une émulation collective

L’énergie est au cœur des interactions en entreprise. Il s’agit, néanmoins, de savoir comment la faire circuler efficacement entre les membres d’une équipe. Parfois, le manager essaie de créer une synergie entre les différents collaborateurs, mais c’est un flop ! Gilone de Maigret et Denis Pennel conseillent ainsi d’instaurer un cadre de confiance suffisamment solide pour que l’état émotionnel de chacun soit pris en compte. Ensuite, il s’agit de chercher à connaître leurs sources de motivation afin de les mettre simultanément et conjointement en mouvement. « C’est uniquement s’ils sont fidèles à eux-mêmes, et à leurs envies, que les collaborateurs seront en mesure de diffuser leur énergie aux autres », affirment-ils. Ensuite, il faut avoir envie de passer du temps avec les autres, de créer du lien avec, en étant notamment dans une posture d’ouverture. « Le regard joue un grand rôle. Il est le reflet de l’âme », précisent-ils.

Cette notion d’énergie est encore « trop peu » exploitée par les organisations. Pourtant, ses bénéfices sont nombreux. Outre son pouvoir fédérateur, l’énergie est source de motivation, d’engagement, de créativité, et donc, de performance. « Il ne faut pas voler l’énergie à ses collègues, mais on peut s’en nourrir ! En entreprise, il faut donner et recevoir de l’énergie à travers des réalisations professionnelles concrètes. »

*Enquête réalisée en ligne par Deskeo sur l’ensemble du territoire français par mail. 1 390 salariés français ont répondu durant la période du 13 octobre au 14 novembre 2024.


Article initialement publié par Léa Lucas en décembre 2024, mis à jour et republié par Fabien Soyez en décembre 2025.

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