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Comment incarner l’optimisme au travail ? Les réponses de la philosophe Laura Lange

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Lors du Salon du Management 2025, Laura Lange, philosophe et conférencière, est revenue sur l'optimisme au travail. Découvrez la vidéo, ci-dessus, en 5 minutes chrono.

Qu’est-ce que l’optimisme au travail ?

Laura Lange (LL) – L’optimisme est un terme qui peut parfois être galvaudé. Si on entend : crédule, naïveté, niaiserie, on peut en effet se demander si on parle d’un optimisme béat. Or, l’optimisme ce n’est pas voir la vie en rose, mais plutôt prendre la vie en ose. C’est comme cela que j’aime bien distinguer les deux. L’optimisme peut renvoyer à un état d’esprit candide ou de volonté. Il y a une phrase du philosophe Alain que j’adore : « Si le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté. » L’optimisme peut donc être de bêtise, mais surtout de volonté. (…) Aujourd’hui, nous avons compris que nous ne verrons plus la vie en rose. Mais nous ne voulons pas la voir en rose, mais en rôle. Nous voulons savoir à quoi on sert.

Comment le manager peut insuffler cet état d’esprit ?

LL – Tout d’abord, en nourrissant, travaillant, aiguisant son esprit critique. Autrement dit, à être lucide et éclairé pour avoir, comme je le disais, un optimisme de volonté. Cela nécessite d’avoir un certain niveau d’acuité, de sensibilité, de discernement. Dans un monde où l’intelligence artificielle cartonne, l’esprit critique nous invite à maintenir cette réflexion, cet état de vigilance et d’attention permanente. L’esprit critique, c’est aussi être lucide sur les personnes que je manage : quel est leur profil ? Dans quel environnement évoluent-elles ? Quelle est la conjoncture ? Plus je comprends l’environnement, moins je me sens « pris » « con » à l’intérieur de cet environnement. L’optimisme a le vent en poupe parce que le pessimisme est redoutablement là. Il y aurait beaucoup de raisons de baisser les bras. Les managés ont besoin de cet optimisme. Il participe à la motivation. Mais il faut que ce soit incarné. Que ce soit réel.

Et qui motive le manager alors quand il se décourage ?

LL – Si l’optimisme revient à « s’optimiser », cela signifie qu’il faut revenir à ce qui compte vraiment pour soi : qu’est-ce qui fait autorité ? Quelle est notre raison d’être ? Ce qui nous mobilise, nous motive, nous tire vers le haut ? Ce sont ces réponses finalement qui nous poussent à aller chercher certaines choses au travail. Il faut donc identifier ce qui nous porte. L’optimisme ce n’est pas de s’attendre au meilleur, c’est de faire en sorte que le meilleur arrive. Il faut identifier le meilleur pour qu’il arrive ! Que ce soit à l’échelle individuelle ou collective. En entreprise, le manager identifie le meilleur pour la structure et pour le groupe. Puis, il le fait vivre et essaie de l’atteindre. Il identifie sa raison d’être, soit la « raison d’en être ». C’est fondamental d’y croire, d’en avoir envie. Dès lors, on se sent « en vie », acteur de quelque chose.

Découvrez l’intégralité de l’interview en cliquant sur la vidéo ci-dessus.

1 commentaire

  1. Jean-luc Hudry

    Merci pour cette interessante article. Ayant été confronté à une adversité inouïe – reprenant notamment une entreprise que les experts annonçaient perdue, nous avons construit nos propres solutions. Et transformé cet optimisme de volonté en un optimisme de résultats. Car ce sont eux qui ancrent les bons réflexes Et soudent les équipes. Ainsi est né l’optimisme opérationnel.
    L’entreprise a été sauvée.
    Ceci pour dire, que l’adversité trouve à qui parler dès lors que l’optimisme se veut concret et solidement charpenté.
    Un véritable allié de l’entreprise, de ses dirigeants et de tous ses collaborateurs.

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