Management Millenials

L’effet Millenials : quand la nouvelle génération change l’ADN des entreprises… pour le meilleur !

, par La Rédaction

Tribune – Les Millenials sont un casse-tête pour les entreprises… en une petite génération, les codes ont en effet été bouleversés, et les managers peinent parfois à suivre le mouvement – trop rapide et trop différent de leur modèle. Pourtant, cette génération représente bien une chance pour les entreprises, une occasion unique de les challenger, et de les transformer. Par Christelle Pradier, directrice du recrutement, Sopra Steria.

Dans un contexte de pénurie de talents sur le marché de l’emploi, les entreprises doivent impérativement recruter et former les jeunes diplômés pour les faire monter en compétence, le plus rapidement possible. Or, la carte du monde de ces nouvelles générations de collaborateurs et leurs attentes effraient souvent les employeurs… à tort. En effet, parce qu’ils ont grandi sous le signe de la crise, du digital et de l’ubérisation, ces “mutants” constituent probablement un agent de changement salvateur pour notre économie. Néanmoins, pour bénéficier pleinement de l’effet Millenials, il est indispensable de suivre quelques règles de conduite. Pour peu que les entreprises aillent jusqu’au bout de la démarche, avec authenticité et sincérité, le résultat en vaut la peine.

“Tes valeurs tu incarneras” : la congruence

Qu’est ce qui peut bien faire rêver les Millenials ? Que veulent ces êtres terre-à-terre et sans illusions qui n’attendent pas grand-chose du management et tout de l’entreprise ? Des valeurs. En effet, il leur est tout bonnement impossible de s’intégrer dans une entreprise dont ils ne partagent pas les valeurs. Pour la première fois dans l’histoire, l’entreprise est donc questionnée directement par ses collaborateurs et mise en demeure de se réinventer, de manière authentique. Fini le marketing. Place à la psychothérapie salvatrice et aux vraies questions : “Qu’incarne-ton collectivement ? Quelles valeurs porte-t-on en commun ?”. Il s’agit ensuite d’être congruent et de porter ces valeurs au quotidien, au travers de chaque décision et de chaque interaction avec les collaborateurs car l’injonction est claire : “soyez ce que vous dites que vous êtes !”. Jour après jour, ces valeurs infusent dans l’organisation et deviennent des moteurs de changement phénoménaux.

 

“Une petite entreprise dans la grande tu créeras” : le principe des Matriochkas

Les Millenials sont lucides et matures. Il était donc fatal que les start-ups, qui ont longtemps nourri leurs fantasmes d’entrepreneurs, tombent un jour de leur piédestal, leurs valeurs peinant à résister à la réussite ou à l’échec. Avec des perspectives de carrières importantes, des salaires intéressants, une montée en compétence et des avantages garantis, les grandes entreprises retrouvent désormais grâce à leurs yeux. Pour les séduire, à l’image des agences digitales, les grands groupes doivent donc créer des petites entreprises dans la grande. Elles favoriseront ainsi un environnement et un encadrement à taille humaine, avec un chef de projet, un manager de proximité et un responsable des ressources humaines, qui aideront les jeunes générations à grandir et leur feront entrevoir une trajectoire d’évolution cohérente et pleine de sens.

“Te tromper tu pourras” : l’erreur nourrissante

Dans ce cocon sécurisant, les jeunes collaborateurs seront régulièrement mis en situation afin de relever des défis et grandir. Dans ce nouveau modèle, peu importent les erreurs. Celles-ci sont intégrées par le management comme un élément du quotidien qui indique juste que le collaborateur n’est pas prêt à l’instant T. Une autre opportunité de prendre des responsabilités se présentera. Cette valeur d’entrepreneuriat permet ainsi aux Millenials, bien qu’ils soient jeunes et à la mesure de leur talent, de prendre des décisions importantes au sein de l’entreprise. Le management doit cependant accepter de lâcher les rênes et accepter que les collaborateurs changent les règles pour inventer de nouvelles façons de faire. La transformation en profondeur est à ce prix.

 

“Inspirer tu devras” : jouer avec le système

Le manager n’est plus celui qui sait tout et qui ne se trompe pas. Il inspire et fédère une équipe. Il montre un chemin, motive et recadre si besoin. Il laisse les collaborateurs exprimer leur créativité. Il va jusqu’à évaluer leur bien-être, régulièrement. Pour exercer des effets à long terme, cet état d’esprit doit être partagé par tous les dirigeants de l’organisation. Pour un changement durable, il s’agit d’être dans le mouvement, de fédérer les énergies et de faire grandir. Rien ne peut s’opposer à cette vague. Faire l’autruche dans ce contexte serait sans issue. Dans ce nouveau modèle excitant, le manager se prend au jeu. Il prend des risques en poussant le bouchon chaque jour un peu plus loin, pour faire encore plus. Au lieu de le subir seul, il joue avec le système, en compagnie de ses collaborateurs, pour l’emmener chaque jour un peu plus loin. Et les Millenials en redemandent. Jusqu’à la fin d’un cycle, au terme duquel ils changeront d’entreprise, de métier ou de pays. Car c’est ainsi qu’il en va pour ces nouveaux consommateurs de l’entreprise… À nous de surfer sur cette vague des plus stimulantes !

La Rédaction


Sur le même thème


Vos réactions (1)

  1. Didier T., le

    Ne parlons pas de la génération Z qui veut et voudra encore plus bousculer les codes. La génération Y tente effectivement des choses mais ce n’est pour moi pas celle qui fera changer sensiblement la manière de penser de certains dirigeants ! ^^

Réagir à cet article

Un système de modération est en place sur ce site. Votre commentaire sera en ligne après vérification.


*

* Champs obligatoires