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Un tiers des télétravailleurs démissionneraient s’ils retournaient au bureau à plein temps

, par Fabien Soyez

Selon un sondage mené par Robert Half au Canada, un télétravailleur sur trois pourrait démissionner s’il devait retourner au bureau à plein temps. L’occasion pour le cabinet de recrutement de lister ce qui faciliterait leur retour sur place.

Si la situation sanitaire venait à s’améliorer réellement, la question du retour au bureau devrait se poser d’une façon plus grande. Mais après avoir goûté à plus d’autonomie, les salariés reviendront-ils facilement sur site ? Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Half, menée en mars 2021 au Canada, ce sont 33 % des télétravailleurs qui refusent tout net un travail à plein temps dans les locaux de leur entreprise. Quitte à démissionner.

Dans cette optique, comment faciliter leur retour sur place ? L’étude de Robert Half permet de comprendre les souhaits des salariés actuellement à distance.

D’abord, plus de la moitié d’entre eux (51 %) appellent de leurs vœux une formule de travail hybride, “où ils pourraient partager leur temps entre le bureau et un autre endroit”.

Ensuite, ils s’opposent aussi à un télétravail à 100 % : dans une telle situation, ils estiment que leurs relation avec leurs collègues “pourraient souffrir” (39 %), que leurs possibilités d’avancement professionnel seraient “moins nombreuses en raison d’un manque de visibilité” (21 %), ou encore que leur productivité serait en berne s’ils demeuraient à temps plein chez eux (16 %).

 

LIRE AUSSI : Retour au bureau : Comment convaincre les salariés de revenir ?

 

Horaires flexibles et aides à la vie quotidienne

Parmi les facteurs susceptibles de les faire revenir plus facilement au bureau, on peut finalement noter :

-> La liberté de fixer les heures de bureau souhaitées

-> Les frais de déplacement payés par l’employeur

-> Un espace de travail personnel sans distraction

-> Un code vestimentaire décontracté

-> La garde d’enfants fournie par l’employeur

 

Autrement dit, les salariés souhaitent plus d’autonomie via des horaires flexibles, et plus d’aides de la part de leurs employeurs (déplacements, parentalité).

Ils semblent aussi refuser le retour dans un open-space, ainsi qu’un climat de travail trop guindé.

“Alors que nous repensons l’avenir du travail, il est temps pour les managers d’engager des discussions attentives avec leurs équipes afin de déterminer ce qu’elles veulent et ce dont elles ont le plus besoin. Établir un plan de retour au travail qui accorde la priorité à la santé et au bien-être des employés et qui favorise une forte culture d’entreprise peut aider à soutenir les efforts de rétention des employés et de recrutement”, conclut Robert Half.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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