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Climat des affaires : Le moral des dirigeants s’améliore lentement

, par Fabien Soyez

Temps de lecture estimée : 2 minutes

En juin 2020, le climat des affaires en France reste dégradé, mais se redresse très nettement, selon l’Insee. Les chefs d’entreprises portent ainsi un regard plus optimiste sur leurs perspectives d’activité, dans tous les secteurs, sous l’effet du déconfinement.

“Le climat des affaires en France reste dégradé mais se redresse très nettement, tout comme celui de l’emploi”, note l’Insee dans sa dernière étude mensuelle sur le sujet, menée auprès de 10 000 chefs d’entreprise. En juin 2020, le climat des affaires s’est ainsi nettement amélioré, “en lien avec l’accélération du déconfinement”, observe l’organisme. Les entreprises portent, ajoute-t-il, un “regard plus optimiste sur leurs perspectives d’activité, dans tous les secteurs, sous l’effet du déconfinement”.

L’indice du climat des affaires a gagné 18 points, sa plus forte remontée mensuelle depuis que l’Insee le calcule (1980). Mais, à 78 points, il  “reste très en deçà de sa moyenne de long terme”, qui est de 100 points, remarque l’Insee.

 

Un “rebond”, mais une reprise encore timide ?

Dans l’industrie manufacturière, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière “poursuit son rebond mais reste dégradé”. Les perspectives personnelles de production se rétablissent, mais il reste là encore “bien au-dessous de sa moyenne”. Dans les services, il “s’améliore plus vivement qu’en mai, en lien avec l’accélération du déconfinement”. L’optimisme des entreprises de ce domaine d’activité augmente notammment de 13 points dans l’information-communication, tandis qu’il bondit de 44 points dans l’hébergement-restauration, après avoir atteint dans ce sous-secteur des points bas historiques en avril et mai.

Concernant l’emploi, le climat continue de se redresser, malgré une reprise encore timide : son indicateur gagne 13 points, sa plus forte progression mensuelle depuis 1991, “amplifiant le rebond entamé en mai après une chute d’ampleur inédite en avril”. Mais à 66, il reste tout de même “très en deçà du creux de mai 2009 (73), et, a fortiori, de sa moyenne de long terme (100)”, indique l’Insee. À noter que selon l’Acoss, l’organisme qui gère les cotisations sociales, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a (hors intérim) augmenté de 75,9 % en mai. Même s’il reste en recul de 52,7% sur 3 mois.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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