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S’expatrier, mode d’emploi : pensez à votre protection sociale

, par Chloé Goudenhooft

Le 30 mars à Paris, la Cité universitaire accueillera le salon S’expatrier mode d’emploi, organisé sous le haut patronage du secrétariat d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger. Partenaire de l’événement, Courriercadres.com vous propose chaque semaine de faire le point sur différentes problématiques de l’expatriation. Aujourd’hui, piqure de rappel sur la nécessité de prévoir un système de protection de santé.

 

Les Français ont tendance à prendre la question de la Sécurité sociale comme acquise. Or, les choses changent avec un départ à l’étranger. L’employeur n’a pas l’obligation de cotiser pour le salarié. Et la santé a un coût. Un congé maternité peut par exemple coûter 13 500 euros à Singapour selon Humanis. Lors d’une expatriation en contrat local, toutefois, l’entreprise peut prendre en charge la question de la protection sociale, mais il faudra le négocier en amont. Pensez en tout cas à vous en occuper avant le départ. Selon un sondage Humanis réalisé en partenariat avec Lepetitjournal.com, 51 % des expatriés qui souscrivent eux-mêmes à leur couverture santé on tendance à le faire après leur arrivée.

 

Retour en France

Pour garder un lien avec le système de Sécurité sociale français, il est possible de souscrire à la CFE (Caisse de Français de l’étranger). “Vos droits aux prestations sont immédiats si votre demande est faite dans les 3 mois suivant le début de votre activité salariée à l’étranger, explique la brochure rédigée par la CFE et Humanis : Couverture sociale française et fiscalité des expatriés. Au-delà, un délai de carence de 3 à 6 mois est prévu en fonction de votre âge et, dans certains cas, un droit d’entrée est appliqué.”
Le service permet de rembourser les frais de santé sur la base des frais réels dans la limite des tarifs et des taux pratiqués en France. Les frais de pharmacies ne sont remboursés qu’à 65 %. La CFE permet également de réintégrer la Sécurité sociale une fois de retour en France. Car lorsqu’on est sorti du circuit, il faut retravailler dans les trois mois pour y retourner, selon Humanis.

 

Les expatriés et la protection sociale

Avant de partir pour leur nouveau poste à l’étranger, 27 % des salariés se sont renseignés auprès de leur entreprise. 23 % l’ont fait auprès de leurs relations professionnelles et personnelles et 18 % auprès de leur caisse de Sécurité sociale. Néanmoins, 27 % d’entre eux ne se sont pas renseignés. 54 % estiment en tout cas être bien informés concernant la couverture santé et la prévoyance. 45 % indiquent toutefois être mal informés.

Source : Baromètre 2016, Les expatriés et la protection sociale réalisé par Humanis, Lepetitjournal.com

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour Courrier cadres


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