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Travailler au Canada Les entreprises recrutent massivement !

, par Marie Roques

Dans un contexte d’après-crise, les entreprises canadiennes et notamment québécoises sont à la recherche de nombreux collaborateurs. Faute de trouver des ressources sur place, les expatriés sont donc, plus que jamais, les bienvenus et notamment les profils tech. Pour autant, les lourdeurs administratives freinent de nombreux projets, mais ne doivent pas vous décourager.

C’est le cas dans la plupart des pays. L’économie canadienne se remet doucement des répercussions de l’épidémie de Covid 19. Selon un baromètre réalisé par Randstad 7 employeurs canadiens sur 10 ont l’intention de réembaucher les employés dont le contrat a été interrompu en raison de la pandémie, une fois la crise terminée. Si vous envisagez une expatriation, le contexte semble plutôt favorable. Il faut également noter que, d’après une récente étude de Auray Capital sur la pénurie de main d’œuvre au Québec, la province présente le taux de chômage le plus faible du Canada, soit 6,6 % en avril 2021 et le deuxième taux de postes vacants le plus élevés, 4,1 % au quatrième trimestre 2020. Un élément à avoir en tête si vous hésitez encore sur votre lieu d’installation. Si le marché de l’emploi reprend partout au Canada et que la main d’œuvre locale ne suffit pas à répondre à tous les besoins des entreprises, le recrutement à l’international est le plus important au Québec dans la mesure où la ressource locale ne suffit pas.

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Avant d’envisager une expatriation, il est essentiel de consulter la liste des postes vacants sur le site du gouvernement canadien et aussi sur celui des différentes provinces. Ainsi, au premier trimestre 2021, le nombre total de postes vacants au Canada était en hausse de 18 455, soit + 14,4 % à 146 865 au Québec. La hausse du nombre de postes vacants atteint + 28,6 % sur deux ans. Sur cette période, le Québec affichait plus du quart des postes vacants au Canada au premier trimestre 2021, contre seulement 22,5 % des emplois salariés. Toujours selon les informations officielles publiées par la province du Québec, les professions du domaine de la santé affichaient le plus grand nombre de postes vacants de longue durée au premier trimestre 2021. Parmi les métiers largement demandés figurent également les professions dans le domaine du transport et de la machinerie, de la vente et des services, de la fabrication et des services d’utilité publique ou encore l’hébergement et la restauration.
Les opportunités au Québec pour les cadres étrangers et notamment français sont donc nombreuses. Plus de 181 000 postes étaient vacants au Québec à la fin du premier trimestre 2021. En conséquence, on constate que les entreprises doivent retarder des investissements et refuser des contrats. Selon le Conseil du patronat du Québec, « la crise que nous traversons accélère la transformation du marché du travail, car elle a éliminé de nombreux postes exigeant peu de compétences tout en créant d’autres qui nécessitent une spécialisation accrue. Les employeurs déploient déjà plusieurs solutions, mais en vain, hausse des salaires, ajout d’avantages sociaux, primes à l’embauche, inclusion d’activités sociales originales. Il y a urgence à agir, car notre prospérité est freinée par la pénurie de main d’œuvre. »
Si les opportunités pour les cadres français de manquent pas, il est tout à fait essentiel de bien préparer votre expatriation. Pour commencer, il est conseillé de vous rapprocher d’un cabinet spécialisé dans l’accompagnement des francophones au Canada à l’image de celui dirigé par Stéphane Myr. « Ma mission est de faire le lien entre la France et le Québec avec une partie consacrée au recrutement spécialisé dans le domaine de l’IT, précise-t-il. J’accompagne aussi des candidats à l’expatriation au niveau de la recherche d’emploi mais aussi sur les aspects culturels. La communication, le CV, les entretiens, tout est très différent au Canada. » Sachez par exemple que la notion de cadre au Canada comprend nécessairement un aspect lié à la gestion d’équipe ce qui n’est pas forcément le cas en France.

D’importantes différences culturelles

Ce spécialiste constate également que les entreprises ont beaucoup de mal à recruter et sont constamment à la recherche de nouveaux collaborateurs. Il remarque également qu’il existe une grande contradiction entre les besoins des entreprises et les blocages au niveau des services d’immigration. « Il y a des décalages entre les besoins criants des entreprises et la réalité, analyse Stéphane Myr. Le nombre d’immigrants a vraiment diminué pendant la pandémie mais de nombreux immigrants potentiels reportent leur projet, voire abandonnent. » En cause, la lenteur administrative, il faut parfois attendre plusieurs mois pour obtenir les papiers nécessaires. « C’est tellement long que désormais les candidats passent par d’autres provinces que le Québec », remarque Stéphane Myr. Certains couples qui ont le projet d’immigrer au Québec parviennent à obtenir les papiers nécessaires quand l’un des membres reprend des études universitaires ou un MBA, ce qui une fois sur place facilite l’obtention du permis de travail pour l’autre conjoint.
Pour autant, l’ensemble des experts des opportunités existent réellement pour les francophones dans toutes les provinces du Canada et plus spécialement dans le domaine de l’IT. C’est d’ailleurs dans ce secteur que le cabinet Maplr est spécialisé. « Dans le contexte post-pandémique, de nouveaux projets démarrent, les expatriés peuvent revenir travailler sans contrainte supplémentaire, explique Marion Félix, à la tête de Maprl. Dans les TIC, les opportunités sont de plus en plus nombreuses et les entreprises québécoises recrutent énormément. » Pour répondre à leurs attentes, tous les types de profils sont recherchés, mais les profils de développeurs restent les plus populaires. Quality analyst, product owner, développeur, tous les métiers autour de l’informatique sont vraiment très recherchés. « Il faut un minimum d’expérience au moins eux ans, avertit Marion Félix. Arriver avec un petit bagage peut vous assurer le succès de votre expatriation, les profils tech français sont très valorisés, il faut tenter l’expérience. »

Marie Roques

Marie Roques
Rédactrice en Chef


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