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Nantes : entre attrait et forte concurrence

, par Innocentia Agbe

On ne présente plus Nantes. Sa qualité de vie n’est plus à démontrer. Mais attention, si les opportunités d’emploi sont plutôt variées, la concurrence est rude. Il faut donc bien étudier le marché avant de partir.

 

Sur le front de l’emploi, Nantes peut se vanter de réussir à garder la tête hors de l’eau, avec un taux de chômage de 8,5 % au premier trimestre 2015. Alors que sur la même période, il était de 8,8 % dans la Capitale et de 10 % en France métropolitaine. “L’emploi se porte beaucoup mieux que l’année dernière, explique Godefroy de la Bourdonnaye, responsable régional grand Ouest pour le cabinet de recrutement Badenoch & Clark (groupe Adecco). Il y a une tendance de fond de croissance des postes cadres à pourvoir dans la région nantaise. C’est lié au fait que les entreprises avaient reporté leurs projets d’investissement. Elles ne se sentent pas forcément plus en confiance aujourd’hui, mais elles n’ont pas le choix. Elles doivent investir pour rester compétitives. Cela crée structurellement de l’emploi. Un autre point important selon ce dernier : “Il y a beaucoup de créations de postes, il ne s’agit plus uniquement de la gestion de turnover”. Et la ville attire. Elle est régulièrement classée dans le top 3 des communes préférées des cadres. Rien d’étonnant pour Bérénice Ouzilleau, responsable du pôle entreprises au sein de Nantes Saint-Nazaire Développement. “Il s’agit du premier pôle économique du grand Ouest. Nous possédons un secteur tertiaire dynamique, mais également un socle industriel puissant, tout en ayant su développer de la technologie et innover”.

 

De l’industrie aux métiers créatifs

En ce qui concerne les secteurs pourvoyeurs d’opportunités, Bérénice Ouzilleau rappelle que le domaine des services emploie 8 personnes sur 10 dans le privé. Ce qui n’est pas étonnant car ce segment est vaste. Il comprend le secteur tertiaire, les sociétés de conseil et d’assistance, les activités numériques, financières ou encore les services opérationnels. Dans ces domaines, elle cite la présence de sociétés comme Fidélia Assistance, Amaguiz (filiale de Groupama), IBM, Accenture ou encore Capgemini, Santéclair ou encore Sopra Steria. “L’industrie est vraiment un gros moteur, cite de son côté Godefroy de la Bourdonnaye. Il y a beaucoup de fonctions en recherche et développement”, ainsi que dans le commercial. De nombreuses entreprises sont présentes dans différents secteurs de l’industrie comme l’aéronautique à l’exemple de Daher, Airbus ou encore Hexcel. Bérénice Ouzilleau cite aussi les opportunités dans les énergies maritimes renouvelables, avec notamment la présence d’Alstom sur ce créneau. “Il y a aussi les industries créatives et culturelles. Nantes est reconnue pour ses événements comme La Folle journée (festival de musique classique, NDLR) ou encore Les Machines de l’Île. Nous sommes la deuxième agglomération, après Toulouse, en termes de croissance des professions créatives”.

 

Pas de si grandes différences de salaires avec Paris

Cependant, en raison de sa forte attractivité la compétition est rude sur certains emplois. “Nous recevons des candidatures de Nantais et de personnes extérieures, explique Godefroy de la Bourdonnaye. Pour un poste de directeur des ressources humaines nous avons eu 520 candidatures, c’est énorme, ou encore 275 pour une opportunité de directeur commercial dans la distribution”, illustre t-il. De plus, si comme nous avons vu plus haut les opportunités sont plutôt variées, certains métiers embauchent peu, en tout cas pour le moment. “Cela concerne les fonctions support dans la communication, le marketing, le juridique ou encore les ressources humaines”, cite le responsable régional grand Ouest de Badenoch & Clark. La concurrence est donc particulièrement rude sur ces postes. En revanche, les différences de salaires entre Paris et Nantes tendent à disparaître selon Godefroy de la Bourdonnaye. “Elles s’effacent au fur et à mesure des années. Il existe toujours une petite décote, d’environ 5 %. Mais de plus en plus de cadres parviennent à garder la même rémunération. Tout dépend de la fonction et d’à quel point l’entreprise a envie d’avoir le candidat”.

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Innocentia Agbe
Journaliste pour Courrier cadres


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