Femmes épanouissement professionnel
Entreprise

Great Place to Work for Women 2025 : 5 bonnes pratiques en faveur des femmes au travail

Alors que certaines entreprises font marche arrière en matière d'égalité professionnelle, Great Place To Work a dévoilé ce mardi 23 septembre son nouveau classement où il fait bon travailler pour les femmes en 2025. Découvrez cinq de ces entreprises aux pratiques vertueuses, avec notamment Léa Binet-Ferté, DG adjointe France de GPTW.

Si du chemin reste à parcourir pour créer un environnement professionnel favorable aux femmes, Léa Binet-Ferté, sa directrice générale adjointe le reconnaît : « Il y a de plus en plus d’entreprises de taille et de secteur variés qui se préoccupent de ces enjeux. Elles comprennent que cet engagement en faveur des femmes favorise l’attractivité, la fidélisation des équipes et apporte une véritable valeur à leur activité« .

En 2025, poursuit-elle, la grande nouveauté porte sur les initiatives en faveur de la santé physique et mentale des femmes au travail. « Il y a encore quelques années, personne n’en parlait ! Certains sujets, comme les fausses couches ou la ménopause, étaient très tabous. » Mais les évolutions sociétales, notamment grâce à la libération de la parole sur les réseaux sociaux, « poussent les entreprises à se mettre en ordre de marche collectivement. Désormais, nous devons convaincre plutôt que contraindre les retardataires et les derniers réfractaires. » Et pour cela, quoi de mieux que d’inspirer les uns et les autres à travers le partage de 5 bonnes pratiques d’entreprises pionnières ?

1. Flexibilité du temps de travail chez Chapitre Six

La clé de l’épanouissement professionnel des femmes, d’après Nadège Ryan, directrice des opérations chez Chapitre Six, groupe hôtelier français, réside dans la flexibilité du temps de travail. Concrètement ? Ce mode de travail passe par des actions simples, comme arriver plus tard le matin ou partir plus tôt le soir, travailler quelques heures le samedi pour compenser le temps passé avec ses enfants le mercredi après-midi. Mais, encore faut-il que ce soit rendu possible par les dirigeants et les managers. « C’est un vrai état d’esprit à insuffler à l’échelle d’une entreprise, indique-t-elle. Il faut que tout le monde soit libre d’organiser son agenda et se fasse confiance pour travailler en bonne intelligence sans avoir à se justifier, ni culpabiliser. Si les femmes doivent rendre des comptes sur tels ou tels « retards » à leur N+1, la mesure ne répond que partiellement à l’effet recherché. » L’avantage, c’est qu’une fois qu’elles sont au travail, « les femmes sont pleinement engagées et performantes. Elles n’ont pas la tête dans la rentrée manquée de leurs enfants. » Autrement dit ? Il s’agit d’instaurer « une relation professionnelle gagnant-gagnant ».

2. Egalité salariale absolue chez The Sky

Chez The Sky, société de conseil spécialisée en santé, la dirigeante Myriam Fernandes a mis en place une politique salariale « tolérance zéro » afin d’éviter toutes disparités entre les femmes et les hommes. « Malgré certaines obligations, comme la transparence des salaires, des différences persistent », a-t-elle constaté. C’est pourquoi, au sein de son entreprise, un audit autour des rémunérations est réalisé tous les six mois dans le but de rectifier immédiatement le tir en cas d’écarts injustifiés. « Les critères de rémunération sont connus de tous. Nous prenons en compte l’ancienneté, les compétences, la personnalité, le niveau de responsabilités, etc. Mais à profil égal, salaire égal ! Les fourchettes sur un même poste sont très restreintes », ajoute-t-elle. Outre l’attention portée à l’égalité salariale, The Sky promeut de nombreuses femmes à des postes de gouvernance et anonymise les recrutements afin de les rendre les plus inclusifs possibles : « C’est une exigence au quotidien, mais qui représente des actions simples pour faire bouger les lignes en interne. »

3. Favoriser les temps de récupération chez Avril

Prendre soin de sa santé au travail n’est pas qu’une action ponctuelle, c’est une démarche qui s’inscrit dans le long terme et qui peut passer par des activités extra-professionnelles, selon Aurélie Orain, DRH chez Avril. C’est la raison pour laquelle, l’entreprise spécialisée dans les produits agricoles, déploie une batterie de mesures pour permettre aux femmes d’équilibrer leur vie personnelle et professionnelle. On retrouve : 8 jours de congés supplémentaires pour les femmes en situation d’aidance (accompagner un enfant malade et/ou un parent vieillissant) ; 5 jours de congés « engagement » supplémentaires pour dédier du temps à une association qui donne du sens au quotidien ; 2 semaines consécutives de télétravail avant ou après des congés classiques pour rester plus longtemps sur son lieu de vacances ; 3 mois de congés parenthèse (au bout de 5 ans d’ancienneté, tout en percevant 50 % de la rémunération). « L’existence de ces mesures permet aux femmes d’exprimer leurs besoins. Mais pour qu’elles voient leur charge mentale s’alléger, il est important que les hommes aussi en bénéficient », précise-t-elle.

4. Accompagner la parentalité chez Octopus Energy

Quant à Octopus Energy, fournisseur d’énergie verte, il propose une politique de parentalité ambitieuse. « Je n’ai jamais vu une telle initiative ailleurs », lance Pauline Sevégrand, sa DRH. En règle générale, « devenir parent est stressant et peut rapidement constituer un frein dans sa carrière ». Cependant, dans cette entreprise, les salariés-parents bénéficient d’un aménagement du temps de travail avant et après leurs congés (maternité ou paternité). Concrètement ? L’idée est de diminuer la charge de travail à mesure que la date de départ en congés approche. Jusqu’à atteindre les 60 % de temps travaillé payé à 100 % la semaine qui précède le départ en congés parentalité. Au retour, la logique est la même. L’objectif est de reprendre le travail en douceur en travaillant 60 % du temps (payé intégralement) jusqu’à reprendre un rythme normal au bout de 8 semaines. Les parents ont, par ailleurs, 30 jours ouvrés (en plus des congés traditionnels) pour s’occuper des enfants ; des séances de coaching pour être accompagnés dans leur parentalité ; des salles d’allaitement ; et des places dans des crèches privées pour leurs bambins.

L’entreprise propose, enfin, aux salariés-parents des journées dans l’entreprise avec leurs enfants. Ils peuvent ainsi profiter d’un goûter géant ainsi que de nombreuses animations. « Nous voulons montrer que la place de la famille est importante dans notre entreprise, mais aussi dans la société ! », termine-t-elle.

5. Préserver la santé des femmes chez eBay

Chez eBay, plateforme américaine de commerce en ligne, de nombreuses initiatives en faveur de la santé physique et mentale des femmes leur sont proposées. « Nous savons qu’elles s’épuisent davantage que les hommes en essayant de concilier leur vie personnelle et professionnelle », affirme Louise Benzrihem, cheffe de projet au sein de cette organisation. C’est pourquoi, celle-ci a opté pour une mutuelle véritablement adaptée aux besoins des femmes (endométriose, grossesse, ménopause, etc.) « Les frais gynécologiques, par exemple, sont des frais réguliers et onéreux que les hommes n’ont pas. Mieux vaut donc avoir une mutuelle qui les prend en charge en grande partie, voire en totalité, plutôt que d’avoir de bons remboursements pour des appareils auditifs, plaisante-t-elle. Cela peut être un détail pour certains, une évidence pour d’autres, mais en réalité peu d’entreprises pensent à négocier les contrats de mutuelle. »

Dans la même veine, afin que les femmes prennent soin de leur santé, eBay propose : dix séances gratuites par an avec des thérapeutes ; une salle pour tirer son lait (voire le fait envoyer à domicile si la jeune maman est en déplacement professionnel) ; une aide financière à hauteur de 22 000 euros pour fonder une famille, notamment s’il existe des problèmes d’infertilité (FIV, congélation d’ovocytes, etc). Et encore, des remboursements par l’employeur de frais liés à la garde des enfants lorsque les mères ont besoin de se dégager du temps (et de la charge mentale) pour assister à des évènements professionnels, y compris le soir après le travail : des moments stratégiques pour réseauter et faire progresser sa carrière.

Ajouter un commentaire

Votre adresse IP ne sera pas collectée Vous pouvez renseigner votre prénom ou votre pseudo si vous êtes un humain. (Votre commentaire sera soumis à une modération)