Sur les quelque 300 parcs disséminés sur le territoire, seule une poignée répond aux besoins des entreprises pour leurs manifestations. Transformant à l’envi leurs attractions en outils de cohésion pour des team building de plus en plus immersifs, ces parcs aux thématiques différenciées déclinent des solutions pour tout type d’évènement corporate.
Les clés du succès ? Des investissements majeurs pour innover, réinventer les attractions et/ou étendre l’existant, un interlocuteur unique dédié, des offres intégrant salles de réunion, restauration, hébergement in situ ou partenariats avec des établissements proches, et enfin une foule d’attractions et de spectacles privatisables. Bref, un tout-en-un concentré pour une logistique facilitée, avec cette même volonté de développer le volet MICE, lequel représente non seulement une manne supplémentaire en remplissant les ailes de saison, mais leur permet aussi d’engranger de nouveaux prescripteurs, comme l’analyse Aurélien Mérit, responsable des marchés évènementiels au Futuroscope : « Si certains participants reviennent en famille ou entre amis, le corporate nous permet aussi de toucher des cibles géographiques hors des bassins émetteurs habituels. »
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Prêts à relever le défi ?
Fer de lance bien rôdé du secteur, Disneyland Paris s’impose comme une destination touristique et évènementielle à part entière. La pluralité de son offre autorise tout autant l’organisation de conventions internationales résidentielles que de soirées de gala, de journées d’étude et de challenges en équipes sur mesure, créatifs et fédérateurs, en s’appuyant sur l’immersion et le storytelling de l’univers Disney. Des défis au cœur du parc, tablettes en main, en passant par des ateliers de création ou la découverte des espaces paysagers, l’éventail est large. D’autant plus que, dès ce 29 mars, organisateurs et invités profiteront d’un parc Walt Disney Studios métamorphosé en Disney Adventure World, avec, en points d’orgue, l’impressionnant nouveau monde de La Reine des Neiges et un spectacle nocturne donné sur le lac, mêlant drones, fontaines et pyrotechnie. Sans oublier diverses animations et attractions afférentes, ainsi que 14 nouveaux points de restauration.
Dans son vert bocage vendéen propice à la déconnexion, le Puy du Fou déploie de multiples infrastructures (centre de congrès, six hôtels) et possibilités d’incentives. « Nous proposons des challenges thématisés, comme Le Temps des Héros, entre quête sportive et intellectuelle, mais aussi une découverte insolite du parc, via des rencontres avec les fauconniers ou les chevaliers du parc afin d’appréhender la préparation physique des animaux et la rigueur nécessaire aux mises en scène, mais aussi les coulisses technologiques d’un spectacle et, sur demande, l’intervention d’un dirigeant du parc qui partage sa vision de l’entrepreneuriat. C’est différenciant, avec ce sentiment de privilège unique », résume Thomas Guitet, directeur de Puy du Fou Congrès. Côté nouveautés, l’un de ses hôtels, Le Grand Siècle, verra sa capacité portée à 300 chambres, avec une première extension de 100 chambres en avril prochain, renouvelée en 2027, tandis qu’un nouveau spectacle en salle est également à l’étude pour 2027.
Au cœur d’un environnement forestier, à seulement 35 km de Lutèce et à 15 minutes de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le Parc Astérix invite à la convivialité de défis gaulois. « Nous élaborons des activités de team building, des chasses au trésor, et proposons l’accès à nos attractions, en recommandant, selon le temps imparti, une attraction à sensations et une plus douce, pour satisfaire tout le monde », précise Rodolphe Lauron, responsable évènementiel, qui constate le fort attachement des participants au produit Astérix : « Les irréductibles Gaulois face aux concurrents est un lien souvent repris, une transposition de la BD aux enjeux de l’entreprise. » Ainsi, régates en bateaux-dragons, ateliers de construction de chars romains, résolutions d’énigmes ou défis chronométrés intègrent cette indéniable touche gauloise. Après l’ouverture récente de la montagne russe Cétautomatix, l’autre grande nouveauté portera, au printemps 2027, sur l’inauguration du quatrième hôtel du parc, L’Odyssée, dans un esprit caravansérail (300 chambres, centre de séminaire de 13 salles), qui « permettra de développer le volet corporate en accueillant des groupes plus importants », souligne Rodolphe Lauron.
Accessible directement depuis Paris en moins de deux heures en TGV, le Futuroscope doit sa notoriété à ses animations futuristes et immersives, toujours renforcées par de surprenantes innovations, comme l’Aquascope, « un élément structurant majeur du plan de développement du site », selon Aurélien Mérit. Ce parc aquatique indoor, dont les bassins et toboggans s’unissent à des projections vidéo, est en effet venu compléter, en juin 2024, les 40 attractions et l’offre plurielle du parc (deux hôtels, palais des congrès, Arena Futuroscope de 6 000 places), faisant du site un resort atypique pour les conventions, lancements de produits, salons, séminaires et incentives. Avec déjà de futurs projets, dont se félicite Aurélien Mérit : « La Serre des Mondes, expérience immersive et interactive au cœur du vivant, autorisera des mappings personnalisés dès ce mois de mars ; la salle T-Rex (300 places), dotée d’un nouvel écran hémisphérique géant et d’une projection laser high-tech, promet des réunions à la pointe, tandis que le Campus Numeria proposera, lui, des salles équipées. »
Décollage immédiat !
Niché au cœur de la chaîne des Puys, à 15 minutes de Clermont-Ferrand, Vulcania, qui explore l’univers fascinant des volcans et des phénomènes naturels, s’avère « unique en Europe, à bien des titres », comme le souligne son directeur commercial, Frédéric Goulet, « grâce à sa thématique scientifique, son environnement naturel, son architecture signée par un lauréat du prix Pritzker et ses attractions et animations spécifiquement conçues ». Outre le plus grand planétarium de France (306 places), des attractions variées (coaster, cinéma dynamique, etc.) et des visites guidées, les participants peuvent s’adonner à des team building originaux tels que Mission Artémis VII (jeu de rôle collaboratif autour d’une mission sur la Lune en 2030, énigmes et quiz à l’appui). « Ces expériences ludiques et fédératrices, qui s’appuient sur des réalités scientifiques, questionnent aussi sur la fragilité de la planète et les défis environnementaux », précise Frédéric Goulet. Dès juin, le film immersif Expédition à Hawaï, projeté au Cinémax, saluera le célèbre volcanologue Maurice Krafft – il s’agira de descendre une coulée de lave à bord d’une embarcation –, tandis qu’en 2028 est prévue l’ouverture de son premier hôtel in situ, un hébergement de 25 lodges thématisés, pensé pour les séminaires résidentiels (50 personnes).
Proche de Toulouse, la Cité de l’Espace se différencie par des expériences liées à la découverte et aux enjeux de l’exploration spatiale, comme le résume Bertrand Brichet, responsable des ventes : « Les entreprises peuvent rattacher leurs problématiques aux différents contenus scientifiques de la Cité de l’Espace, toujours en lien étroit avec l’actualité, et profiter de l’intervention de spécialistes reconnus, comme d’anciens astronautes, ce qui donne à l’évènement une vraie valeur ajoutée. » Et dans la gamme des team building, un tout nouveau produit inspiré des récentes missions du programme Artemis, Mission Lune, rend les soirées lunaires. Constitués en équipages, les participants se prêtent à des épreuves créées à partir du véritable processus de sélection des astronautes (logique, condition physique, capacité d’adaptation), permettant de développer coopération et esprit d’équipe, avant d’embarquer dans une capsule du LuneXplorer pour vivre le décollage, le voyage et l’alunissage dans des conditions proches du réel. Puis place au débrief (récolte des données de vol, partage des sensations, etc.), propice aux échanges, et enfin au dîner, dont les plats (sous vide, lyophilisés ou en boîte) sont quasi identiques à ceux servis en orbite.