Management CC-2018-Deloitte

RH : les questions sociales et sociétales sont essentielles pour fidéliser

, par Camille Boulate

Selon l’étude Deloitte sur les tendances RH, publiée mi-avril, 70 % des entreprises considèrent la responsabilité sociale et sociétale comme un sujet important, tant pour leur marque employeur que pour fidéliser leurs salariés.

 

Pour séduire, les entreprises doivent s’adapter. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée par Deloitte sur les tendances RH pour l’année 2018*. Parmi les aspects les plus importants figurent les questions sociales et sociétales pour 70 % des répondants. “Cette montée de la prise en compte de l’empreinte sociale n’est pas seulement due au développement d’une conscience collective, c’est également le fruit d’une réflexion rationnelle économique”, affirme Philippe Burger, associé responsable capital humain chez Deloitte. Ainsi, si de plus en plus d’entreprises déploient des programmes sociaux, les raisons sont multiples : 30 % le font pour développer leur marque employeur, 18 % pour fidéliser leurs salariés et 18 % pour affirmer davantage leur image de marque.

 

Changer d’organisation

 

Un engagement qui fait mouche auprès des collaborateurs et notamment auprès des plus jeunes. Ainsi, 86 % des millenials pensent que la réussite d’une entreprise ne se mesure pas seulement par ses indicateurs financiers. D’ailleurs, 67 % des répondants sont prêts à rejoindre une entreprise qui s’engage sur les thématiques sociales et sociétales. Pour Philippe Burger, il est donc essentiel que “les entreprises intègrent ces changements et se transforment en entreprise sociétale. C’est-à-dire une organisation qui se soucie autant de ses résultats financiers que de son empreinte sur son écosystème, qui est exemplaire et qui favorise la coopération”, souligne Philippe Berger. Pour que cela soit possible, les entreprises doivent donc changer leur organisation, ne plus fonctionner en silos mais miser davantage sur la collaboration des équipes. Une harmonie qui, pour réussir, doit être portée et impulsée par les dirigeants. “Il doit y avoir une réponse collective aux différents enjeux, affirme de son côté Gabriel Bardinet, directeur capital humain chez Deloitte. Pour 35 % des répondants, c’est cette organisation collective qui permettra d’avoir une croissance à deux chiffres.”

 

Bien-être, un enjeu majeur

 

L’un des défis majeurs des entreprises aujourd’hui consistent à faire en sorte que leurs collaborateurs restent engagés dans leur travail. “Il faut avoir en tête que la fidélité moyenne des jeunes générations vis-à-vis de l’entreprise est de 7 mois. Cela ne signifie pas pour autant qu’au bout de 7 mois un collaborateur va forcément changer de société. En revanche, c’est la durée moyenne pendant laquelle son engagement sera total, sans prêter attention à ce qu’il se passe ailleurs”, affirme Gabriel Bardinet, directeur capital humain chez Deloitte. Sans surprise, le bien-être figure parmi les leviers les plus important pour réussir à conserver les talents dans l’entreprise. Ainsi, ce sont 73 % des organisations qui estiment que les dispositifs liés à l’amélioration des conditions de travail sont essentiels pour fidéliser leurs collaborateurs. “Travailler sur le bien-être, c’est travailler sur le magnétisme des salariés, insiste Gabriel Bardinet. 61 % des dirigeants nous disent entamer ces démarches dans le but de gagner en productivité. Et 60 % assurent que c’est pour retenir les talents dans leur entreprise.”

 

*Étude réalisée auprès de 11 000 leaders business et RH (dont 261 en France) à travers 124 pays.

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Camille Boulate


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