Carrière anglais-cadres

Quel est le niveau d’anglais des cadres français ?

, par Pierre Tourtois

Alors que les francophones sont souvent moqués pour leur anglais perfectible, une étude Cadremploi prouve au contraire que nos compatriotes ont progressé dans la langue de Shakespeare.

Pour Cadremploi, qui a sondé des cadres en exercice, l’anglais reste la langue étrangère à privilégier pour un professionnel. Si 89 % des personnes interrogées disent avoir recours à “au moins une langue étrangère durant leur carrière” (+ 3 points par rapport à 2016), l’anglais reste la plus courante (99 %) devant l’espagnol (25 %, + 5 points), l’allemand (18 %, + 2,5 points), l’italien (10 %, + 2,5 points) et le mandarin (2 % , + 0,5 point).

 

Le niveau courant est nécessaire

Autre enseignement : pour 49 % des sondés, le niveau linguistique demandé dans une offre ne les freine pas au moment de postuler (+ 12 points). Et 51 % estiment que leurs compétences ne sont pas un obstacle à l’embauche ou à l’évolution de leur carrière.

Comme l’anglais reste une langue de travail globalisée, Cadremploi suppose que le niveau des cadres a augmenté, notamment grâce aux nouvelles technologies qui ont répondu “au besoin d’individualisation des programmes de formation en langues étrangères”. Si 40 % parlent couramment anglais,  53 % d’entre eux ont suivi une formation de leur propre chef. Mais seuls 32 % estiment avoir un niveau suffisant pour être opérationnels…

 

Une progression notable

Cadremploi note par ailleurs des progrès à l’écrit. Ainsi, 76 % des répondants se sentent capables d’écrire un courrier ou un e-mail contre 67 % en 2016. Pourtant, dans le même temps, 79 % reconnaissent leur manque de préparation si un recruteur leur demandait de s’exprimer en anglais… Pour pallier ces lacunes, 50 % “estiment qu’une formation pourrait leur être utile” mais seuls 18 % y ont eu recours suite à une demande de leur employeur. À ce jour, 53 % des cadres privilégient l’auto-formation, notamment en visionnant des programmes en VO (42 %) et en lisant (24 %) Et parmi les 18 % qui prennent des cours, seuls 15 % ont fait appel au compte personnel de formation (CPF), lancé en janvier 2015.

Pierre Tourtois


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