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Mobilité professionnelle : moins d’un salarié sur deux réside dans sa région d’origine

, par Chloé Goudenhooft

Selon une enquête Michael Page et Page Personnel, seuls 44 % des salariés français habitent dans la région dont ils sont originaires. Le Sud-Ouest s’affiche comme étant la région la plus attractive.

54 % des salariés français seraient prêts à quitter leur région actuelle, selon une enquête* Michael Page et Page Personnel. Les sondés avancent deux motivations principales : une meilleure opportunité professionnelle (62 %) et une meilleure qualité de vie (49 %). Les régions qui attirent le plus sont le Sud-Ouest (54 %), l’Ouest, la région Rhône-Alpes et la région Paca (en deuxième position ex-aequo avec 36 % d’avis favorables). Le Nord et l’Est sont relégués en fin de classement avec seulement 11 % et 15 % des voix. L’Île-de-France n’attire que 16 % des personnes interrogées et 80 % affirment être prêtes à quitter la région.

 

Le Nord sédentaire
Dans les faits, l’enquête révèle que seuls 44 % des salariés français résident dans leur région d’origine. Sur la moitié nord du pays, à l’exception de l’Île-de-France, l’étude observe une population plus sédentaire. 58 % des salariés de la région Nord en sont originaires, ce qui est le cas pour 56 % des habitants de l’Est et 46 % des actifs de l’Ouest. À l’inverse, seuls 30 % des salariés de la région Paca en sont originaires, de même, seul 1 actif sur 3 du Sud-Ouest provient de la région et 42 % des salariés de l’Île-de-France.

Raisons professionnelles privilégiées
Le secteur d’activité a aussi un impact sur la mobilité. La moitié des salariés du secteur de l’assistanat et de la comptabilité n’ont jamais quitté leur région d’origine. En revanche, les ingénieurs et techniciens (62 %), les professionnels du marketing (65 %) et de la banque (68 %) ont tendance à s’exiler plus facilement.
66 % des répondants ayant quitté leur région l’ont fait pour saisir une opportunité professionnelle : 41 % étant concernés directement, 25 % des sondés s’étant déplacés pour suivre leur conjoint. La carrière professionnelle constitue un argument fort pour les célibataires (45 %), les cadres (49 %) et les Franciliens (59 %).

* Enquête menée auprès de 6 400 répondants et réalisée en partenariat avec RégionsJob.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour Courrier cadres


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