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Le VTE : le nouvel aimant à talents ?

, par Mathilde Seifert

Si le volontariat international en entreprise (VIE) a déjà fait ses preuves en permettant aux entreprises de se développer à l’étranger, une déclinaison arrive sur le sol français. La version territoriale a pour vocation de participer au renouveau des structures françaises en les rendant plus attractives.

Que ce soit pour les jeunes diplômés ou les chefs d’entreprises, le volontariat territorial en entreprises (VTE) peut se révéler être une solution “gagnant-gagnant”. L’objectif de ce programme est de créer un pont entre jeunes talents et entreprises à la recherche de pépites. Initié par le gouvernement lors du Conseil National de l’industrie en novembre dernier, le VTE s’adresse aussi bien aux étudiants qu’aux jeunes diplômés allant de bac + 2 à bac + 5. Les étudiants en écoles ou en universités peuvent, grâce à cela, être en immersion professionnelle dans une société à taille humaine. Aussi, ils peuvent se confronter au terrain, à la réalité du territoire et de l’industrie, devenir le bras droit du dirigeant, tout en apportant une source d’énergie et d’inspiration. Le VTE peut se concrétiser sous différentes formes allant de l’alternance au CDI en passant par le contrat à durée déterminée. Durant toute l’expérience, d’environ une année en moyenne, un tuteur est présent assurant un rôle d’accompagnateur.

 

Un réel besoin

Selon l’étude “attirer les talents” de BPI France de 2017, 90 % des PME-ETI françaises ressentent de grandes difficultés lorsqu’il s’agit de recruter. Les entreprises peuvent souffrir de la concurrence présente face aux grands groupes mais aussi de l’implantation géographique. Elles sont 37 % à considérer leur localisation comme un handicap. “Les jeunes, en sortant d’études, n’ont pas toujours conscience des besoins, des possibilités, des projets qui leur permettraient de s’épanouir et de découvrir ce qu’est la vie dans une entreprise”, explique Olivier Lluansi, délégué aux territoires d’industrie, dans une vidéo publiée par Bpi France et faisant la promotion du dispositif. Ce programme aide les PME à séduire les jeunes recrues. C’est l’opportunité de les attirer, et aussi d’apporter un regard neuf et des compétences spécifiques afin d’accompagner la transition de l’industrie tricolore. “Dans un grand groupe, vous ne savez jamais ce que vous devez à vous-même ou ce que vous devez au nom que vous véhiculez. Quand vous êtes dans une PME, le rôle de l’individu est beaucoup plus fondamental” explique Jean-Luc Petithuguenin, fondateur de Paprec, spécialiste du recyclage. De son côté, l’entreprise apporte une expérience reconnue pour la suite du parcours de l’étudiant. Les PME ont besoin de compétences pour faire grandir leurs entreprises mais aussi pour aller vers la modernité. “Les industriels vivent une vraie révolution, l’usine est connectée donc c’est idéal d’avoir un jeune pour tester des choses et les mettre en œuvre dans l’entreprise”, affirme David Machenaud, cofondateur d’OPEO, dans une vidéo pour Bpi France.

Pour la phase expérimentale qui débutera à la rentrée 2019, le gouvernement s’est donné un objectif de 100 contrats. Alors pourquoi ne pas commencer sa carrière professionnelle dans une PME, ou miser sur de jeunes recrues pour développer son entreprise ?

Plus d’informations sur le site dédié, en cliquant ici.

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Mathilde Seifert