Des robots depuis 1995
Marre de passer la tondeuse ? Et si vous optiez pour un robot tondeuse ! Fini la corvée de pelouse. Place aux nouvelles technologies et aux Caïpirinha les doigts de pied en éventail ! Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces appareils ne datent pas d’hier. Les premiers modèles remontent effectivement à 1995. Husqvarna révolutionne alors les tondeuses avec un modèle robotisé, destiné aux particuliers.
En 30 ans, les technologies ont considérablement évolué. Et les machines qui se mouvaient aléatoirement dans un espace délimité par un fil périmétrique ont laissé la place à des systèmes de pointe, comme le GPS, le RTK (positionnement par satellite), les LiDAR avec des caméras. Elles naviguent désormais avec précision, évitent les obstacles, adaptent leur coupe à la météo ou au relief, préservent les animaux de passage. Et, bonne nouvelle, les prix ont chuté.
“C’était cher et seulement pour de grands jardins. Maintenant, nous avons des modèles pour petits jardins (400-500 m2) et à tous les prix”, analyse Stéphane Fernet, directeur marketing France de la marque suédoise.
Le marché enregistre donc un incroyable boom, porté notamment par l’arrivée d’une profusion d’acteurs chinois : Mammotion, Dreame, Ecovacs, Mova… Les robots tondeuses représentent désormais 20,6 % du marché en valeur et ont progressé en volume de 20 % par rapport à l’année précédente, selon des données NielsenIQ-GFK pour 2024.
À lire aussi
Smartphones : l’IA dans la poche !
Une offre qui s’élargit
“Le marché des tondeuses robots poursuit sa croissance, explique Guillaume Mulleret, expert au sein du cabinet d’analyse. Les marques ne s’y trompent pas. Elles sont de plus en plus nombreuses et proposent des gammes toujours plus larges. C’était un produit initialement vendu chez les spécialistes du jardin, puis du bricolage ; certains hypermarchés s’y sont mis, et désormais on peut aussi s’équiper chez les spécialistes de l’électroménager.”
Des installations de plus en plus simples
Le verrou technologique a fini par sauter. Les robots se gèrent depuis un smartphone et se prennent en main comme une voiture télécommandée. “La grande nouveauté, c’est le plug and play. Nous sommes sur des produits techniques, mais les installations se font plus facilement, souligne Nicolas Foccacieli, responsable de la distribution chez Ecovacs, qui émet toutefois un avertissement. Il faut aussi s’assurer que le terrain est adapté. S’il est très boisé, ou très urbain, ça ne marchera pas”.
Tout va effectivement dépendre de la surface, du relief et de l’environnement. “Ce n’est pas un produit magique”, prévient-il. Jusqu’à 800 m² de pelouse, un appareil avec fil périmétrique suffit amplement. Fastidieux à installer, il peut néanmoins répondre à un environnement encombré. Un arbre, une maison ou encore un passage étroit entre deux bâtiments peuvent suffire à perturber un appareil fonctionnant avec un signal GPS.
Comment bien choisir son robot tondeuse
Pour bien choisir son robot tondeuse, il faut donc avant tout prendre en compte son terrain et avoir conscience de ce que l’appareil pourra faire, ou non. Le deuxième point important, c’est son rapport à la technologie et sa capacité à gérer une tondeuse via une application sur un smartphone.
Enfin, le prix de ces nouveaux joujoux : de 200 € pour un appareil filaire rudimentaire pour 500 m² de pelouse, jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour de très grandes surfaces, avec télémètre laser…
Certaines marques comme Mammotion ou bien Husqvarna proposent aussi des robots 4×4 qui gèrent les terrains complexes, avec de fortes pentes. L’autonomie ne fait pas, en revanche, partie des priorités. “On n’achète pas un robot en fonction de son autonomie. L’idée est qu’il tourne en continu”, conseille Stéphane Fernet, en allant le recharger régulièrement.
Ces appareils n’ont pas fini de nous étonner. Comme les aspirateurs robots, ils ne cessent de se réinventer. Les promesses à venir concernent surtout un meilleur traitement des bordures et toujours plus d’intelligence artificielle, pour “devenir un véritable conseiller dans son jardin”, promet Stéphane Fernet. Mais, attention, des robots humanoïdes pourraient bientôt pousser nos bonnes vieilles tondeuses autotractées !