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Sens, relations avec les collègues, reconnaissance : les 3 moteurs d’engagement des salariés en France

, par Fabien Soyez

90 % des employés français se disent engagés envers leur entreprise, selon une étude d’Atomik Research pour l’éditeur de solutions collaboratives Wrike. L’occasion de faire le point sur les principaux critères d’engagement et de désengagement.

 

Les Français se sentent investis dans leur travail et aiment leur entreprise : telle est la conclusion d’une récente étude menée par Atomik Research pour la plate-forme de gestion du travail collaboratif Wrike, auprès de 5 000 employés de grandes entreprises, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Australie.

Dans le détail, 65 % des salariés affirment être productifs et motivés dans leur travail plus de la moitié du temps, et 35 % entre 75 et 89 % du temps. Ils ne sont que 17 % à indiquer être motivés et productifs moins de 50 % du temps au travail. Au total,  90 % des employés se disent engagés envers leur entreprise.

En outre, l’engagement ne varie pas en fonction du nombre d’années passées dans l’organisation : ainsi, parmi les 9 salariés français sur 10 qui se disent investis dans leur travail, 47 % en font partie depuis 10 ans ou plus.

 

Salaire, non-reconnaissance et avenir flou : 3 raisons de désengagement

Pour expliquer leur “satisfaction” et leur engagement, les Français mettent en avant trois critères de motivation. Tout d’abord, l’appréciation qu’ils ont de leur travail et de leur place dans la société (46 %), ensuite la bonne entente avec leurs collègues (41 %), et enfin la reconnaissance de leur travail par leur direction (22 %). Un classement différent des résultats des études similaires menées par Atomik Research en Allemagne, aux USA, en Australie et au Royaume-Uni, où les deux principaux critères sont “un travail d’équipe efficace” (40 %) et un “bon équilibre vie personnelle – vie professionnelle” (33 %).

À l’inverse, l’étude permet de connaître les trois principales raisons de démotivation des salariés français. À savoir un salaire insuffisant (38 %), la “non reconnaissance du travail effectué” (36 %), et “le manque de visibilité sur son avenir dans l’entreprise  (28 %)”. Là encore, ces critères diffèrent de ceux avancés par les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni, où 29 % des salariés expliquent aussi leur manque d’engagement par la surcharge de travail (contre 19 % en France).

Pour les employés français, certains outils peuvent agir comme des “leviers” pour renforcer leur engagement : ceux qui permettent de “collaborer plus facilement” avec leurs collègues (28 %), ceux qui automatisent des tâches répétitives (26 %), et ceux qui permettent de travailler à distance (24 %). À ce sujet, l’étude nous apprend que si des outils comme Slack ou Trello sont de plus en plus utilisés dans les entreprises, le télétravail reste encore peu proposé par les organisations. Ainsi, 62 % des répondants ne travaillent jamais à distance, et ils ne sont que 13 % à bénéficier d’un jour dédié par semaine.

 
 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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