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Emploi : le boom des villes moyennes

, par Stéphanie Condis

Le nouveau baromètre d’attractivité des territoires réalisé par Arthur Loyd, réseau national de conseil en immobilier d’entreprise, montre l’émergence des agglomérations à taille humaine en tant que locomotives de la création d’emploi.

Le pôle « études et recherche » d’Arthur Loyd, réseau national de conseil en immobilier d’entreprise, publie, depuis 2017, un baromètre annuel « Attractivité et résilience des métropoles françaises et transition des territoires ». La 6e édition montre un tournant dans le phénomène de métropolisation de la France. Pour la première fois, on assiste à un retournement concernant les créations d’emploi : ce sont les agglomérations de taille moyenne qui en sont les locomotives, alors que le dynamisme des plus grandes villes en la matière s’est essoufflé. En effet, les départements sans grosse métropole, qui n’ont représenté que 15 % des créations nettes d’emploi dans la décennie passée, en ont généré 42 % sur l’année écoulée. C’est particulièrement vrai pour le Pas-de-Calais, le Maine-et-Loire, le Finistère et le Morbihan. De son côté, l’Île-de-France, qui reste la première économie d’Europe par son PIB, a dégringolé de 35 % des créations d’emplois dans toute la France à une proportion de 17 % sur les mêmes périodes observées.

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Ce constant concernant l’emploi est à mettre en perspective par rapport à la croissance économique dans sa globalité. En effet, les plus grandes métropoles régionales en demeurent les fers de lance. Avec une tendance à la littoralisation : les côtes Atlantique et méditerranéennes sont très dynamiques en matière d’emploi, de démographie et de croissance économique en général.

Ces zones attirent par leur climat et leur cadre naturel, dans un contexte où la qualité de de vie devient primordiale aux yeux des actifs, potentiellement en quête de mobilité géographique.

Mais il ne s’agit pas du seul critère considéré par le baromètre d’Arthur Loyd. Outre la qualité de vie, sont pris en compte trois autres thématiques : « connectivité, capital humain et innovation » ; marché immobilier tertiaire et accueil des entreprises ; ou encore performances économiques. En tout, 75 critères statistiques sont analysés pour mesurer le pouvoir de séduction de 50 aires urbaines, à l’exclusion de Paris, qui est hors catégorie.

Celles-ci sont catégorisées par taille, des très grandes métropoles de plus d’un million d’habitants aux agglomérations de taille moyenne (100 à 200 000) en passant par les grandes métropoles (500 000 à un million) et les métropoles intermédiaires (200 à 500 000).

Palmarès de l’attractivité des territoires

Pour le 6e baromètre d’Arthur Loyd, le top 3 de l’attractivité et de la résilience reste inchangé, par rapport à 2021, parmi les très grandes métropoles : Lyon reste en première position, puis vient Toulouse et Bordeaux.

Pour les aires urbaines de 500 000 à un million d’habitants, Strasbourg conserve la 3e place, devancée par Rennes puis Montpellier en n°1, nouvelles arrivées dans le haut du classement.

Du côté des villes de 200 à 500 000 habitants, Angers prend la tête, suivie de Reims et, à égalité, de Brest et Caen.

Enfin, dans les agglomérations de taille moyenne, Valence perd la pole position pour descendre sur la 3e marche du podium, précédée de Bayonne et de Poitiers.

Pour compléter la lecture de cet article, retrouvez notre dossier spécial « Changer de région sans perdre au change » dans le numéro 139 du magazine Courrier Cadres.

 

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Stéphanie Condis
Journaliste


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