Entreprise CC_2023

Baromètre des entreprises 2023 : entre préoccupations des dirigeants et attentes des salariés

, par Adam Belghiti Alaoui

L’édition 2023 du Baromètre des Entreprises, réalisé par Eurogroup Consulting pour BFM Business, révèle les incertitudes des dirigeants, mais aussi les leviers d’action pour fidéliser les salariés.

L’année 2022 fut celle de la sortie de la crise sanitaire et de la reprise économique, celle du retour des embauches et des difficultés de recrutement. Et, déjà, 2023 s’annonce comme remplie d’incertitudes et de préoccupations pour les entreprises. Selon le Baromètre des Entreprises françaises, publié par Eurogroup Consulting pour BFM Business en partenariat avec CCI France ce 5 janvier, 75 % des dirigeants français se disent être dans l’expectative (incertitude, préoccupation ou pessimisme), notamment face aux risques majeurs qu’ils perçoivent. A commencer par les risques économiques et financiers (72 %) et le coût de l’énergie (70 %). Si les organisations ont résisté en 2022 en termes d’embauches et d’investissement, l’étude met en avant une baisse anticipée de la rentabilité historique de -49 % à l’international. Des baisses d’activité et donc d’investissement peuvent donc être attendues.

Dans ce contexte, l’adaptation aux crises successives (84 %) et la réussite des transitions énergétique et écologique (76 %) apparaissent comme les défis majeurs pour répondre aux priorités en termes de rentabilité (45 %), d’activité (30 %) et de ressources humaines (15 %).

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L’enjeu de la fidélisation des salariés

Pour traverser cette période incertaine, les dirigeants devraient, donc, apporter une attention toute particulière aux RH. Et la fidélisation des équipes, indispensable à la stabilité des effectifs, sera d’autant plus valorisée dans un contexte de forte tension du marché du recrutement. 87 % des patronnes et patrons la jugent prioritaire, avant le recrutement (62 %). Pour développer l’engagement des salariés, les principaux leviers d’action seront selon l’étude le maintien d’un juste niveau de rémunération (34 %), l’équilibre entre engagement professionnel et personnel (23 %), le développement des compétences managériales (20 %) et le développement de méthodes de travail plus agiles (19 %). Ainsi que, dans une moindre mesure, la proposition d’une offre de formation séduisante et adéquate (3 %).

En parallèle des enjeux RH, celui de la transformation responsable et de l’engagement RSE s’impose. Selon les dirigeants, les engagements RSE les plus difficiles à mettre en œuvre par les entreprises pour 2023 seront le verdissement de la chaine de valeur (31 %), la sobriété énergétique (23 %) et les achats durables (21 %).

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Adam Belghiti Alaoui
Journaliste


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