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Agroforesterie, réduction de l’empreinte carbone… Nespresso multiplie les initiatives en faveur de l’environnement

, par Camille Boulate

L’entreprise suisse fait depuis quelques années du développement durable un cheval de bataille important pour sa stratégie d’entreprise. Outre le recyclage de l’aluminium, l’entreprise a développé l’agroforesterie et le recyclage de ses machines défectueuses.

“Nous sommes dépendants d’une démarche de développement durable pour pérenniser l’activité de l’entreprise”, assure d’emblée Arnaud Deschamps, directeur général de Nespresso France. L’entreprise s’est en effet rapidement rendu compte que la production de café serait insuffisante, selon ses critères de qualité et d’arômes, pour continuer à exister. “C’est donc pour cela que nous avons lancé, dès 2003, le programme Triple AAA qui permet d’accompagner nos fermiers dans une douzaine de pays”, développe Arnaud Deschamps. Au total, ce sont 330 agronomes qui sont présents sur le terrain pour aider les fermiers partenaires de Nespresso à produire le meilleur café possible. “Principalement nous les formons ou leur apportons une assistance technique. Par exemple, ils ne savent pas forcément comment bien tailler les arbres pour que ceux-ci produisent des grains de meilleure qualité et un rendement plus important”, souligne le directeur général. Aujourd’hui, 85 % du café vendu par Nespresso est issu des 70 000 fermes intégrées dans le programme Triple AAA. “L’objectif est d’atteindre les 100 % d’ici à 2020”, projette Arnaud Deschamps.

 

Compenser l’empreinte carbone

Ses fermiers, l’entreprise les soutient également via son programme d’agroforesterie. Puisque chaque année, Nespresso plante environ 500  000  arbres (hors caféiers) au sein des exploitations à travers la planète. “C’est un programme clé pour deux raisons. La première, parce que les arbres que nous plantons ont un effet parasol ce qui permet de protéger les cerises de café du soleil. Par ailleurs, cela apporte des revenus complémentaires aux fermiers puisqu’il s’agit d’arbres fruitiers”, souligne Arnaud Deschamps. Autre avantage pour Nespresso, ce programme compenserait à 100 % ses émissions de carbone en France. “Nous avons calculé notre impact carbone (boutique, usines, etc.), et nous avons estimé qu’il fallait que l’on plante 500 000 arbres par an pour compenser ces émissions de CO2, indique le directeur général. C’est un choix stratégique que nous faisons de consacrer une partie de nos revenus à ce programme, car cela améliore à la fois la qualité de notre café et la vie de nos fermiers.”

 

Nouveau business model

L’entreprise est également engagée auprès de ses consommateurs, notamment pour le recyclage de ses machines. Depuis 2015, par exemple, Nespresso a mis en place un système de récupération des machines à café défectueuses. Concrètement, quand un produit Nespresso ne fonctionne plus, le client peut désormais l’échanger contre une autre machine remise à neuve et récupérée chez un autre client. “Un système qui n’aurait pas du tout fonctionné il y a encore cinq ans, assure Arnaud Deschamps. Car les utilisateurs tenaient à leurs machines. Mais aujourd’hui, nous sommes davantage dans une économie durable que dans une économie de propriété.” Grâce à ce système de recyclage, Nespresso arrive à réparer 80 % des machines tombées en panne et à fédérer 30 % de sa clientèle. “Nous sommes à l’aube d’une nouvelle façon de faire du business. Nous réfléchissons à comment faire évoluer le programme, par des solutions d’abonnements par exemple”, indique le directeur général.

Article publié dans le dossier “Développement durable, des entreprises de plus en plus concernées”, du Courrier Cadres n°102.  

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Camille Boulate


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