Management Uwe Diegel lors de la conférence d'ouverture de la Convention APM.  Crédit : Camille Boulate

Uwe Diegel lors de la conférence d'ouverture de la Convention APM. Crédit : Camille Boulate

L’APM vise plus de femmes et souhaite accentuer sa présence à l’étranger

, par Camille Boulate

Les 19 et 20 septembre, l’Association pour le progrès du management (APM) a tenu sa 22e convention à Annecy. L’occasion pour les 5 200 dirigeants présents durant ces deux jours d’échanger lors d’ateliers thématiques et de découvrir les axes stratégiques développés par l’association.

 

Pour sa 22e convention, l’Association pour le progrès du management (APM) s’était donné rendez-vous à Annecy pour échanger autour de la thématique “Déconnecter, connecter… Vivre !”. Au programme : deux jours d’échanges intenses aux bords du lac d’Annecy avec la programmation d’une centaines d’ateliers. Évolution du management, apparition des nouvelles technologies, confiance aux équipes… Différents thèmes étaient abordés et proposés aux 5 200 dirigeants réunis sur place. “80 % de nos adhérents sont présents”, affirmait lors de la conférence d’ouverture Stanislas Desjonquères, président de l’APM.

 

Futur immédiat

Lors de cette plénière, l’APM a notamment donné la parole a Sylvain Tesson, Uwe Diegel ou encore Sofia de Meyer qui ont témoigné de leurs convictions, de leurs parcours mais également des évolutions numériques qui guettent les entreprises. Uwe Diegel, fondateur d’iHealth, fabricant et distributeur de dispositifs médicaux connectés, a particulièrement insisté sur le fait que les entreprises doivent toujours avoir un temps d’avance.“7 à 8 nouvelles technologies vont arriver dans les prochaines années. […] On sait que le futur immédiat sera fait de Big Data, d’intelligence artificielle ou encore de nanotechnologies. Si nous voulons continuer à survivre, [en tant que chef d’entreprise, ndlr.] il faut commencer à voir avec de nouveaux yeux et ouvrir nos horizons”, a-t-il déclaré. De son côté, Sofia de Meyer, ancienne avocate d’affaires à Londres qui a créé Opaline, marque de jus de fruits écoresponsable, a détaillé son business model basé sur l’économie circulaire et expliqué que dans son entreprise, aucun titre hiérarchique n’existait. “Soyez audacieux pour changer de regard et émerveillez-vous des talents qui vous entourent”, a-t-elle conseillé aux dirigeants présents dans la salle.

 

Vers plus de femmes

Ce rendez-vous a aussi été l’occasion pour l’APM de dévoiler ses objectifs et ses axes de développement pour les prochaines années. Parmi eux, figure notamment la volonté de s’ouvrir à plus de profils. Outre l’envie d’intégrer plus d’entrepreneurs au sein de ses clubs et de revoir les critères d’adhésion, l’APM souhaite également accueillir davantage de femmes. Car aujourd’hui, sur les 8 200 adhérents, seulement un peu plus 20 % sont des femmes. “27 % de nos adhérentes sont présidentes de clubs en région. C’est un chiffre intéressant car les présidents de clubs sont nommés par cooptation et sans qu’il y ait de candidats déclarés. Cela montre que leurs profils émergent naturellement auprès des adhérents”, explique Stanislas Desjonquères. Pour l’association, la diversité des profils est l’un des principaux enjeux mis en avant lors de cette 22e convention. “La force de l’APM est que les chefs d’entreprise se forment les uns les autres”, rappelle Stanislas Desjonquères. “Quand il y a des femmes au sein d’un club APM c’est vraiment intéressant. Car les hommes expriment davantage leur féminin. C’est ainsi qu’émergent des manières plus intuitives et plus collaboratives de travailler, cela fait bouger le leadership en général et change complètement la manière de travailler ensemble”, affirme Béatrice de Longueville, directrice générale de l’APM.

 

International

L’APM souhaite aussi accentuer sa digitalisation. Car si l’organisation par clubs fonctionnent très bien, l’association souhaite créer encore plus de liens entre l’ensemble de ses adhérents. “Nous souhaitons créer une communauté, afin que dès qu’un chef d’entreprise a une question il puisse la poser et se faire épauler par l’ensemble des adhérents de l’APM. Nous réfléchissons à la forme que cela peut prendre”, insiste Béatrice de Longueville. Toujours dans cette optique de créer du lien, l’APM souhaite accentuer sa présence à l’international et rayonner davantage. Actuellement, l’association est présente dans 34 pays ce qui représente 20 % des clubs APM. “Alors que nous avons commencé le déploiement il y a 5 ans. Et nous souhaitons continuer. Car aujourd’hui,  si l’on veut que l’entrepreneur soit nourri par des échanges afin de mieux gérer son entreprise et de créer de la richesse pour le monde, il a besoin d’être en lien avec ce monde”, insiste la directrice générale. Enfin, l’APM a la volonté de devenir un incubateur d’initiatives entrepreneuriales et sociétales. L’association envisage de créer un institut de la prospective ainsi que des laboratoires d’innovation sur différents thèmes qui restent à déterminer. “Nous voulons aller plus loin dans cette notion d’être en avance. Nous mettrons ainsi en commun l’expérience et l’expertise d’entrepreneurs pour créer une dynamique”, conclut Béatrice de Longueville

Camille Boulate

Camille Boulate


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