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Inès Mercereau : “Aller au-devant des équipes”

, par La Rédaction

 

À la tête de Boursorama depuis octobre 2010, Inès Mercereau, 52 ans, est une dirigeante souriante et positive. Elle nous fait part de son expérience et nous livre sa vision du management et des cadres.
 
Quel a été votre parcours avant votre arrivée chez Boursorama ?
J’ai commencé à travailler officiellement en 1980, comme élève fonctionnaire à l’Ena, puis quatre ans à la Cour des Comptes. J’ai passé ensuite plusieurs année à la direction du Trésor. Je me suis éloignée progressivement du cœur de l’État. J’ai commencé au vrai cœur, c’est-à-dire la gestion de la trésorerie et de la dette. Puis je me suis occupée d’entreprises publiques du secteur concurrentiel (audiovisuel, moteurs d’avions et de voitures, marchands de canons, assurance…). J’ai ensuite été conseiller économique du directeur du Trésor, puis je me suis chargée d’entreprises privées en difficulté, au travers du comité interministériel de restructuration industrielle, où on négociait des plans de restructuration à la fois financiers et sociaux. Ce qui m’a permis de bien connaître le tissu industriel et local français, mais également des compétiteurs d’autres nationalités.
J’ai quitté la fonction publique pour rejoindre la banque d’affaires du groupe Lagardère où je suis restée deux ans comme gérante. Puis j’ai rejoint les équipes de la Société Générale (en février 1997, ndlr) de fusion-acquisition où je me suis plus spécialisée sur le secteur financier : banque, assurance et immobilier. Après quatre ou cinq ans, je suis devenue PDG de la filiale de la Société Générale qui s’occupe d’assurances, Sogessur, dans laquelle je suis restée trop peu de temps à mon goût, avant de rejoindre les équipes du siège. Je me suis occupée de la stratégie du groupe Société Générale de 2003 à 2007 et en octobre 2007, j’ai à nouveau changé de fonction pour m’occuper des services financiers spécialisés, qui comprennent la location de voitures, le leasing, l’assurance vie et non vie, ainsi que le crédit à la consommation.
Je suis arrivée chez Boursorama en octobre 2010. C’est un job passionnant. Parce que Boursorama est une entreprise à taille humaine, très performante et qui a l’avenir devant elle.
 
Combien y a-t-il de collaborateurs au sein de Boursorama ?
Au total, nous sommes un peu moins de 900 personnes, dont un peu plus de 500 en France, plus d’une centaine en Angleterre, autant en Allemagne et une cinquantaine en Espagne. On va beaucoup grossir. Avec le rythme de croissance que nous avons et à partir du moment où nous avons le souci de la satisfaction client, même si nos processus sont très efficients, il y a tout de même des hommes et des femmes derrière Boursorama. On n’est pas une banque uniquement virtuelle.
Nos collaborateurs trouvent aussi des opportunités de carrière à l’extérieur : Boursorama est un tremplin pour beaucoup, une très belle école de formation. La moyenne d’âge chez nous doit être aux alentours de 32 ans.
 
Que souhaitiez-vous faire quand vous étiez petite ?
Je crois que je voulais être chirurgien. Et je ne le suis pas devenue ! C’était une idée comme ça. Et on m’a dit que je ferais très bien de l’horticulture ou de la couture quand il s’est agi de choisir mon orientation d’études. Mes parents m’ont sagement cachée à cette orientation qu’on me dédiait. Et alors que je faisais des maths, j’ai choisi de faire des lettres. Ensuite, j’ai passé des concours.
 
Comment avez-vous appris à manager ?
C’est un peu comme le métier de parent : je crois que cela s’apprend par l’exemple que l’on a connu, ceux qui ont été vos managers avant. On a vu à la fois les bons et les mauvais côtés. Je vois toujours le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, donc je retiens les bons côtés de ceux qui m’ont managée. Un bon cadre est celui qui fait grandir ses collaborateurs, et probablement celui qui se fait dépasser.
 
Le fait de se faire dépasser, même pour vous, cela ne pose-t-il pas parfois de problème quant au regard que l’on porte sur vous ?
Je crois qu’il faut toujours avoir beaucoup d’humilité dans ce que l’on fait. On n’est pas omniscient et je suis toujours ravie d’apprendre. Si je n’apprends plus, je m’ennuie. Et je peux vous dire que j’en apprends tous les jours ! Dans notre domaine – on est quand même une entreprise Internet –, je défie qui que ce soit de savoir ce qu’il se passera demain.
 
Retrouvez la suite de cette interview dans le numéro de février de Courrier Cadres, en kiosque dès le 26 janvier.

La Rédaction


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