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Favoriser l’immigration économique pour lutter contre la pénurie de certains profils

, par Innocentia Agbe

L’Indice mondial des compétences, publié par Oxford Economics et Hays, analyse les marchés de l’emploi dans 31 pays et identifie les dynamiques spécifiques. Plusieurs enseignements peuvent être tirés. L’un d’entre eux est la difficulté à trouver certains talents. Focus sur cette problématique.

 

Rendu public chaque année, l’Indice mondial des compétences d’Hays est également un moyen de réfléchir à des moyens de rendre le marché du travail plus efficace. Ainsi, Fabien Stut, directeur régional pour le cabinet de recrutement, partage les solutions préconisées, comme un droit du travail moins rigide, pour lutter contre le chômage alors que les employeurs peinent à trouver certains profils.

 

Faire comme les Canadiens et Allemands

On s’aperçoit que chaque pays est en prise avec le même paradoxe, un taux de chômage en augmentation et des pénuries dans certains secteurs. Cela se retrouve partout, à des degrés différents”, explique Fabien Stut, directeur régional pour Hays. Ainsi la France n’est pas la seule concernée, mais elle a ses propres défis. “Dans l’industrie, les entreprises ont besoin de recruter une dizaine d’ingénieurs qu’elles ne parviennent pas à trouver dans le réservoir local. Il faut que ces sociétés puissent aller chercher des profils à l’extérieur via une immigration sélective et économique. Ce que font très bien les Canadiens et les Allemands”, illustre-t-il.

 

Un système éducatif agile ?

Sur cette thématique, l’immigration choisie n’est pas la seule amélioration à apporter selon le directeur régional de Hays. Il cite la nécessité d’avoir un droit du travail moins rigide en simplifiant notamment “les procédures de séparation entre un employé et un salarié”. Car le système actuel a pour conséquence que les entreprises “évitent les paris comme donner sa chance à une personne qui aurait le potentiel mais pas encore la technique”. Le lien pas assez étroit entre scolarité et monde professionnel, jouerait également un rôle. Même si la France est plutôt bien positionnée en ce qui concerne “l’agilité du système éducatif et sa capacité à être en mouvement”.

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Innocentia Agbe
Journaliste pour Courrier cadres


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