Management temps

Temps partagé : “Privilégier des compétences spécifiques au service de plusieurs entreprises”

, par Nicolas Monier

En charge du développement des postes de directeur général adjoint et à temps partagé chez Finaxim, Joël Armary nous explique cette nouvelle organisation de travail. Est-elle dédiée aux séniors ou peut-elle séduire les jeunes cadres ?

 

Joël Armary président du directoire de Bigmat.

Pouvez-vous nous décrire votre emploi en temps partagé au sein du groupe Finaxim ?

L’emploi en temps partagé consiste à travailler en temps partiel pour plusieurs employeurs en même temps. Cela varie de deux jours par mois pour certains, à deux jours par semaine pour d’autres. Le poste de directeur général adjoint en temps partagé, filière que j’ai créé au sein du réseau Finaxim, a pour vocation de créer un binôme avec le dirigeant, sans se substituer à lui, et sans prendre de mandat juridique. Il est à la fois un coach, un conseil et un adjoint opérationnel.

 

En quoi ce système peut-il être une nouvelle forme d’emploi à l’avenir ?

Cette forme de travail est clairement une nouvelle approche de l’emploi de demain, où ce n’est plus l’employeur qui choisit son employé, mais l’employé qui choisit son employeur. Cela est très adapté pour les personnes qui ont une compétence spécifique, et qui souhaitent la mettre au service de plusieurs employeurs. Ce courant a été amorcé avec l’apparition en force des auto-entrepreneurs. Ce mode de travail est très en phase avec les attentes et les propositions de valeurs des seniors expérimentés.

Mais c’est aussi un mode de travail qui séduira les jeunes, qui privilégieront le fait de mettre leurs compétences spécifiques au service de plusieurs entreprises, plutôt que de prendre un emploi à temps plein (CDI) dans lequel ils devront se plier aux exigences d’un seul employeur, et effectuer des tâches, notamment managériales, qui ne leur correspondent pas.

 

Les cadres peuvent-ils être intéressés par le temps partagé ?

Les cadres sont particulièrement adaptés à ce mode de travail. C’est d’ailleurs le cœur du positionnement de Finaxim que je viens de rejoindre, qui anime depuis vingt ans un réseau de cadres, membres de comités de direction à temps partagé.

Le réseau a commencé il y a vingt ans avec des directeurs de ressources humaines à temps partagé, puis par des DAF, et maintenant par l’ensemble des fonctions du comité de direction. La direction générale adjointe à temps partagé est une nouvelle filière qui intéressera des personnes encore plus proches, à mon sens, de l’univers des dirigeants.

 

 

Nicolas Monier

Nicolas Monier


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