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10 conseils pour passer d’un grand groupe à une start-up

, par Julie Tadduni

Voilà plusieurs années que vous travaillez dans un grand groupe et vous voulez changer d’air. Et si vous intégriez une start-up ? Avant de faire le grand saut, il reste quelques points à connaître pour être capable de s’acclimater à l’esprit et l’ambiance d’une jeune entreprise. Après avoir travaillé chez Altran et Orange Business Services, Nathalie Brunel, nouvelle directrice générale de la jeune entreprise innovante Okavango-Energy vous donne ses dix conseils pour passer d’un grand groupe à une start-up.

Se préparer à la vitesse d’action : Intégrer une jeune entreprise, c’est pouvoir proposer une offre dans la mouvance, avec l’opportunité de la faire évoluer rapidement. Exit les barrières de validation des grands groupes où le process lourd et lent implique plusieurs niveaux de hiérarchie et parfois même les syndicats. Le temps de mettre en œuvre l’idée, il est déjà trop tard et vous perdez l’avantage concurrentiel que vous pourriez avoir sur le marché en devenant suiveur. Au sein d’une start-up, avec les cartes de la créativité et de l’agilité en main, les initiatives sont donc les bienvenues et l’on peut faire fructifier les idées que l’on avait mises de côté jusqu’à présent.

Apprendre à travailler en open space : Dans un open space, on parle et on échange le plus souvent à voix haute. Quand on a travaillé plusieurs années dans son propre bureau, les premières semaines sont alors difficiles pour faire abstraction de l’environnement et ne pas être interrompu dans son travail. Boules Quies et casques pour réduire le son deviennent alors nos meilleurs alliés quand il s’agit de se concentrer sur un dossier. Si l’espace vous le permet, réservez de temps en temps une salle de réunion pour retrouver le calme et vous adapter progressivement à ce changement d’ambiance.

Communiquer simplement : Qui dit partage, dit communication. Adieu l’intranet pour faire passer l’information ou les mails avec une dizaine de personnes en copie. À présent, vous êtes entouré d’une équipe à taille humaine disponible qui est prête à échanger et à partager de bonnes idées et de bonnes pratiques. L’open space, favorisant les conversations entre salariés, il ne faut pas hésiter à interagir et à rebondir sur des sujets ou des idées pour l’enrichir et apprendre en retour.

Être solidaire : Dans les grands groupes, l’individualisme est inévitable et la compétition par département souvent omniprésente avec le fonctionnement en silo. Sous pression, les salariés préfèrent avancer sur leurs missions au détriment de leurs collègues. Les relations sociales dans une jeune entreprise auront donc de quoi bouleverser votre manière de travailler et votre regard sur l’équipe. Ici tout le monde travaille dans le même sens pour faire avancer la machine. L’ambiance est conviviale, un peu comme une famille, fédérée par une même conviction, une même envie, un même objectif. On cultive l’entraide et le partage pour évoluer et grandir ensemble.

Soyez à l’écoute avant d’agir : Certes vous avez de la bouteille dans des groupes de renom et vous avez piloté des projets qui peuvent impressionner lors de l’entretien d’embauche, cela n’empêche pas pour autant d’écouter et d’apprendre pour faire les choses du mieux possible. Vouloir tout bousculer dès son arrivée ne passe pas très bien dans une entreprise et encore moins dans une petite équipe, qui suit le projet depuis le début. Observez les méthodes de travail de chacun et la dynamique du groupe pour agir ensuite, c’est la meilleure façon de gagner l’estime des gens qui vous entoureront.

S’associer au capital de l’entreprise : Une des techniques bien connues des jeunes entreprises, qui fait souvent partie du packaging de l’embauche est la distribution d’actions, en contrepartie du salaire bien moins élevé par rapport aux grandes structures. En acceptant cette proposition, vous verrez que vous aurez alors un fort sentiment d’appartenance et de fidélité ; on se sent davantage impliqué dans une aventure qui nous tient à cœur. Un petit effort pour beaucoup d’effets positifs.

Gérer le stress : Dans une start-up, l’erreur de gestion peut être fatale, le stress est alors plus présent surtout quand on est dirigeant. Tout ou presque repose sur vos frêles épaules alors qu’avec un grand groupe, on sait que notre mission aura moins d’impact sur la réputation de la société. Même si le stress est fort dans une jeune entreprise, il faut composer avec et ne pas oublier que ce stress est stimulant et nous permet d’avancer plus rapidement.

Maitriser son agenda : L’un des inconvénients des grands groupes est le sacro-saint rituel des réunions (comité de pilotage, comité de direction, réunion de gouvernance, comité d’investissement,…) et des reportings, qui sont chronophages et souvent peu efficaces. Dans une start-up, on a cette liberté de remplir notre To Do List par des missions de qualité et d’être beaucoup plus productif. Même si on ne compte pas ses heures et qu’il est parfois difficile de poser des jours de congés, on reste maître de son agenda.

S’adapter aux nouveaux outils : Avec un budget serré, les start-up n’ont pas toujours énormément de ressources à consacrer au développement de leurs solutions informatiques. Vous serez alors amené à revenir sur des méthodes et des outils plus basiques. Mais avec votre bagage d’expérience en grands groupes, vous avez également la possibilité de faire évoluer les dispositifs et les logiciels pour que la jeune entreprise soit plus opérationnelle.

Être curieux et touche à tout : Dans un grand groupe, chaque personne a sa spécificité et ses missions qui lui sont propres contrairement aux petites entreprises où l’on attend de vous une agilité et une adaptation à de nombreuses situations. Cela permet d’avancer sur une palette qui devient très vite plus complète. Vous pouvez être amené à vous impliquer sur le plan de communication, les négociations bancaires, la gestion des sous-traitants, ou sur le business plan stratégique… Mais n’ayez pas peur de sauter le pas, en peu de temps, on gagne en expérience.

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Courrier cadres


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