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Olivier Ghienne, DRH d’Engie Cofely “Il faut sensibiliser les managers et déculpabiliser les collaborateurs”

, par Camille Boulate

La société de services dédiée à l’efficacité énergétique et environnementale, Engie Cofely – filiale d’Engie – a déployé des initiatives diverses pour inciter ses collaborateurs à déconnecter durant leur temps de repos.

 

Depuis quelques années, l’entreprise Engie Cofely incite ses équipes à la déconnexion. “Nous avons constaté que le principal problème était l’usage des e-mails, indique Olivier Ghienne, DRH de la filiale d’Engie. Donc la première chose que nous avons mise en place un ‘guide du savoir mail’’. Ce dernier décrit les bonnes pratiques notamment lorsque les collaborateurs sont absents du bureau, que ce soit pendant leurs vacances ou leurs week-end. Parmi elles : couper sa boîte e-mail pendant ses congés, trouver un backup pour gérer les messages urgent, ne pas abuser des envois groupés… “Ce genre de choses n’étaient pas forcément naturelle pour nos équipes. Mais en incitant les managers, ces bonnes pratiques sont intégrées”, précise Olivier Ghienne.

 

Le droit à la déconnexion, une réalité

L’entreprise va plus loin pour déculpabiliser ses collaborateurs. Depuis trois ans, l’ensemble des équipes affichent phrase indiquant que les e-mails envoyés hors des heures de travail (soirs, week-ends, vacances) n’appellent pas de réponses immédiate. “Tout est parti de la direction. Quand les collaborateurs ont vu cela, ils se sont appropriés l’idée et maintenant quasiment tous l’affichent dans leurs envois”, précise le DRH d’Engie Cofely avant d’ajouter : Il faut sensibiliser les manager pour déculpabiliser les équipes. C’est essentiel, cela va de pair.”

Bloquer les e-mails

Et depuis peu, l’entreprise a déployé une application permettant de choisir le blocage ou non des e-mails. Concrètement, l’application propose trois solutions : ne jamais bloquer les e-mails, ne les recevoir que les jours ouvrés (lundi à vendredi) 24 heures sur 24, ou alors n’avoir accès à ses e-mails que pendant les heures ouvrées (de 7 heures à 20 heures). “Progressivement, nous commençons à le déployer à l’ensemble des collaborateurs. Aujourd’hui 5 000 personnes sont concernées en Île-de-France”, précise Olivier Ghienne.

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Camille Boulate


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