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Comment repousser (gentiment) votre collègue de travail transi ?

, par La Rédaction

Si le travail est un lieu devenu propice aux rencontres amoureuses, l’attirance n’est pas toujours réciproque. Il peut être délicat de refuser les avances d’un (ou d’une) collègue de travail sans que cela nuise à la qualité de votre relation professionnelle. Pour autant, il est nécessaire de faire preuve de fermeté dès le départ.

Invitations à dîner, regards insistants, compliments à répétition… C’est officiel : vous plaisez à votre collègue de travail. Malheureusement, son attirance n’est pas partagée et vous allez devoir l’en informer rapidement. Comment réagir au mieux pour ne pas détériorer des relations de travail cordiales, ou encore pour éviter toute situation qui pourrait dégénérer ?

Pas d’ouverture !

Vous avez déjà refusé poliment une invitation, mais votre collègue de travail insiste de nouveau en vous proposant une seconde fois de sortir en sa compagnie. Ce genre de circonstances impose de ne laisser place à aucune ambiguïté. Pour Nadia Poleya, psychologue et coach en séduction, il faut être très clair : “Dans la mesure où votre collègue réitère sa demande, c’est qu’il pense qu’il y a une ouverture. Il faut donc faire preuve de fermeté, c’est très important, surtout si l’on n’est pas intéressé. La gentillesse n’a pas sa place dans ce genre de situation, il faut qu’il comprenne que cela ne sert à rien d’insister. Inutile donc de vous trouver des excuses du type ‘je ne suis pas disponible ce soir’ pour ne pas avoir à froisser votre interlocuteur, sinon il reviendra tenter sa chance une prochaine fois. On peut tout à fait être ferme sans pour autant être froid ou désagréable.” 
Pour elle, il est primordial de poser des limites dès le départ, et ce quelque soit la position hiérarchique de la personne qui souhaite obtenir vos faveurs, car on ne sait jamais à quel type de personnalité on a affaire. “Le problème est que l’on touche à l’ego en refusant des avances. Tout va dépendre de qui se trouve en face de vous. Soit cela va être quelqu’un qui cherchait une histoire d’amour, une relation sérieuse, auquel cas il sera suffisamment intelligent pour comprendre que ses sentiments ne sont pas partagés, soit il s’agira d’une personne réputée pour ce genre de comportement au travail et qui pourrait mal réagir face à un échec. Sans compter que cela empêchera une personne amoureuse de souffrir trop longtemps en se berçant d’illusions.” 
De ce fait, vous n’êtes pas à l’abri d’agissements étant en passe de dévier vers des actes de harcèlement sexuel. Auquel cas n’attendez pas pour agir et le signaler directement à vos supérieurs. Aussi, il faut faire en sorte d’éviter toute incompréhension. La psychologue précise qu’“il faut en parler autour de soi. Pas forcément à son supérieur hiérarchique, mais à un autre collègue avec qui vous entretenez de bonnes relations. En cas de changement d’attitude, de trop forte insistance, voire de harcèlement sexuel, le fait que quelqu’un en interne soit au courant depuis le début sera un avantage et une sécurité.” N’excluez donc aucune possibilité, car mieux vaut faire preuve d’un maximum de prudence.

Séduction ou interprétation ?

Si ce n’est pas la première fois que vous vous retrouvez dans une telle affaire, il se peut que ce soit vous qui la provoquiez inconsciemment. “Il n’est pas exclu de se remettre en question. Il existe des personnes qui sont dans la séduction sans forcément le maîtriser, ni le vouloir. Il faut se poser la question de ce que l’on renvoie aux autres. Portez-vous des tenues inadaptées? Êtes-vous trop avenant ? Trop tactile ? Ces attitudes n’ont pas vraiment leur place dans le monde du travail, surtout si l’on n’est pas dans la même optique que la personne en face de soi. De plus, il est important de faire attention à sa réputation au sein de l’entreprise. Ces comportements, même inconscients, peuvent nuire à votre image voire à votre carrière. Sans oublier que quelqu’un à qui vous plaisez aura tendance à interpréter vos gestes de la façon qui l’arrange. Il ne faut pas perdre de vue que le non-verbal et l’image sont des codes dans l’univers de la séduction, ils permettent de savoir si l’autre est dans la même dynamique que vous”, précise Nadia Poleya. 
Ainsi, veillez à adopter le comportement le plus professionnel et sobre possible afin de vous éviter ce genre de situations désagréables, mais ne vous culpabilisez pas inutilement non plus.

Restez vous-même

Une fois votre collègue de travail renseigné sur votre ressenti, difficile de savoir quelle attitude adopter maintenant face à lui, d’autant que vous le croiserez chaque jour. Pour la psychologue, il convient de rester naturel. “Une fois les avances de votre collègue repoussées, il est important de ne pas changer de comportement si celui-ci était normal et cordial auparavant. Continuez à lui parler normalement, à boire votre café ensemble le matin, ne l’évitez pas. Néanmoins, si vous avez constaté que votre conduite poussait votre collègue à penser que vous étiez dans la séduction, redressez le tir tout de suite en vous en tenant à une attitude strictement professionnelle. Cela évitera par la même occasion de rendre la personne malheureuse”, ajoute-t-elle. Il est nécessaire que chacun sache reconnaître où sont ses torts.
Si vous ne cherchez pas à avoir une relation avec l’un de vos collègues de travail, la fermeté et la sobriété sont donc de mise dans vos relations au sein de l’entreprise.

Rappel

Si tous les comportements ne sont évidemment pas déviants, il convient de rappeler que selon l’article L1153-1 du code du travail, “les agissements de harcèlement de toute personne dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits.” Le code pénal quant à lui, stipule que “le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.”

La Rédaction


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Vos réactions (1)

  1. Sylv1, le

    Je suis choqué du contenu de cette article. Le support est pauvre et il se positionne de manière à victimiser le potentiel agresseur et faire culpabiliser le salarié victime. Les femmes harcelées sur leur lieux de travail ne portent pas forcément mini jupe ou décolleté. Se sont des mères de famille, s’habillant « normalement », ayant un mari et qui ne cherche pas à allumer. Votre article pose un point de vue spécieux et vous décrédibilise. Remettez vous en question.

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