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Numérique : 75 % des salariés estiment que leur travail sera impacté

, par Camille Boulate

Selon une étude effectuée par Harris Interactive pour le cabinet de conseil en stratégie Julhiet Sterwen, les salariés français s’attendent à un impact fort mais plutôt positif du numérique sur leur propre parcours professionnel.

 

Le numérique tuera-t-il tous les emplois ? D’après les résultats d’une enquête réalisée par Harris Interactive pour le cabinet de conseil en stratégie Julhiet Sterwen, les salariés français sont plutôt confiants même s’ils ont conscience que des changements vont s’opérer les années à venir. Ainsi, seul un quart des répondants estiment que leur travail existera encore en 2030 tel qu’il est aujourd’hui. 75 % des salariés assurent que leur poste sera impacté par le développement des nouvelles technologies comme l’Intelligence Artificielle (IA), la robotisation, l’automatisation des tâches, etc.

 

Des secteurs plus touchés que d’autres

L’étude montre aussi que les salariés pensent que certains domaines risquent d’être plus impactés que d’autres par la numérique. Ainsi, les répondants prévoient la plus forte proportion de disparition d’emploi existant aujourd’hui dans l’industrie (12 %) et la banque-assurance (14 %). En matière de structures, 39 % des salariés des grandes entreprises s’attendent aussi à un bouleversement de leur travail contre 30 % des employés des TPE/PME.

 

Le numérique, une opportunité ?

Mais de façon globale, les salariés perçoivent plutôt positivement le développement du numérique. Pour 70 % il s’agit même d’une opportunité pour leur entreprise (contre 29 % qui pensent que cela est une menace). Pour leur parcours professionnel, ils sont 58 % à penser que le numérique aura un impact positif (contre 41 % qui estiment que cela aura un impact négatif). Ils sont toutefois 52 % des répondants à voir dans le développement du numérique une menace pour les salariés de façon générale (contre 46 % qui le perçoivent positivement). “Ce jugement est lié aux conséquences négatives attendues sur l’emploi, car seuls 14 % des salariés pensent que le phénomène va générer plus d’emplois qu’il n’en supprimera”, souligne l’enquête.

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Camille Boulate


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