Économie recrutement-emploi-2019

Emploi et recrutement : 79 % des candidats souhaitent changer de poste en 2019

, par Fabien Soyez

 

Alors que 80 % des entreprises comptent recruter de nouveaux collaborateurs en 2019, la première raison qui pousse les candidats à changer de job n’est plus la rémunération, mais l’intérêt du poste, selon la dernière étude de rémunération en France du cabinet Hays.

 
La première raison pour changer d’emploi en 2019 n’est plus le salaire, mais le poste, selon l’étude annuelle de rémunération en France du cabinet de recrutement Hays (en partenariat avec Hello Work). Selon cette enquête menée auprès de 5000 candidats et entreprises, 79 % des candidats envisagent de changer de job cette année, et 33 % l’ont déjà fait en 2018. Leurs principales raisons invoquées sont l’intérêt du poste (53 %), une rémunération plus attractive (44 %), des perspectives d’évolution (41 %), le cadre de travail (35 %), et la culture d’entreprise (22 %).

En parallèle, 80 % des entreprises interrogées envisagent de recruter de nouveaux collaborateurs en 2019 ; et 95 % l’ont fait en 2018. Parmi les raisons de ces recrutements : un remplacement suite à une démission ou un licenciement (74 %), un accroissement d’activité (64 %), une création de poste (53 %), et un remplacement suite à une évolution en interne (40 %).

 

60 % des salariés privilégieraient la mobilité interne s’ils le pouvaient

Selon les « tendances générales du recrutement » listées par Hays, 60 % des salariés privilégieraient la mobilité interne « s’ils le pouvaient » – parce que cela signifie bien connaître l’entreprise et ses objectifs, et acquérir de nouvelles compétences tout en conservant les avantages liés à son ancienneté. Mais en l’absence « d’opportunités offertes » (61 %) et d’un environnement de travail stimulant (52 %), ils ne sont que 19 % à rechercher en interne, contre 41 % qui se tournent vers l’extérieur. Pour ces derniers, même si la prise de risque est plus importante (67 %), la mobilité externe représente la découverte d’un nouvel environnement de travail (54 %), le développement de nouvelles compétences (49 %), et de nouvelles méthodes de travail à acquérir (41 %). À noter que les salariés ne sont que 33 % à considérer que leur entreprise « encourage la mobilité interne ».

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Du côté des entreprises, 79 % d’entre elles déclarent inciter leurs salariés à la mobilité interne – notamment en donnant des augmentations de salaires (90 %) -, en particulier car il s’agit d’un bon moyen de fidéliser des collaborateurs ayant une bonne connaissance de l’entreprise et ses particularités (78 %). Mais dans 69 % des cas, l’interne représente moins de 5 % des recrutements.

 

26 % des salariés envisagent de devenir un jour free-lances

Enfin, l’étude de Hays permet d’en savoir plus sur la place du travail indépendant dans le marché de l’emploi. « Si les salariés sont nombreux (26 %) à souhaiter devenir un jour free-lances, ils sont encore plus nombreux (82 %) à vouloir redevenir salariés à court terme (dans les deux ans à venir) », explique le cabinet de recrutement. Pour les salariés, le freelancing serait l’occasion de découvrir un nouvel environnement de travail (54 %), de développer de nouvelles compétences (49 %), et de découvrir un nouveau secteur d’activité (41 %). Mais certains considèrent aussi la nécessité de démarcher soi-même des clients comme un inconvénient (49 %), tout comme des « revenus cycliques » (37 %) et l’absence de collègues (28 %).

À noter que 63 % des entreprises n’ont jamais eu recours à des indépendants, et que parmi celles qui le font, 30 % pensent recourir à davantage de free-lances en 2019. « Le recours à des free-lances n’est pas systématique pour les organisations. Seules 6 % d’entre elles font régulièrement appel à leurs services et 31% le font de manière occasionnelle. Quand elles le font, c’est généralement sur des conseils venant de l’extérieur de l’entreprise, et parfois en sollicitant d’anciens collaborateurs devenus indépendants. Un signe de plus de la porosité entre ces deux univers ? », conclut Hays.

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Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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