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Loser et fier de l’être

, par La Rédaction

“I’m a loser baby, so why don’t you kill me ?” (“Je suis un perdant bébé, pourquoi tu ne me tues pas ?”) chantait Beck dans les années 90.
Cloués au pilori, jetés au rebut, voilà le sort parfois réservé à ceux qui ont la très mauvaise idée d’échouer un jour.
Des échecs qu’ils peuvent traîner comme autant de casseroles tout au long de leur carrière, mais aussi vis-à-vis de leur entourage et surtout d’eux-mêmes.

Comme le souligne Christine Kerdellant, auteur du livre Ils se croyaient les meilleurs (lire notre dossier du mois d’avril), cette vision est surtout très française : “Aux États-Unis, lors d’un entretien d’embauche, on vous demande quels ont été vos plus grands échecs. Si vous répondez une chute à bicyclette, cela ne fera pas rire du tout !”.

 

“Je suis un perdant, alors crois en moi !”

Pourtant, les exemples d’entrepreneurs de l’Hexagone ayant depuis toujours su rebondir existent. La jeune génération vient amplifier ce phénomène en communiquant autour de ce qui aurait pu auparavant apparaître comme un frein. Biberonnés aux discours de figures emblématiques de la Silicon Valley, ces dirigeants et dirigeantes n’hésitent plus à décrire par le menu leurs erreurs stratégiques et de quelle manière cela a nourri leur réussite actuelle. Car seuls ceux qui n’ont jamais tenté, n’ont jamais échoué.

Mais attention : encore faut-il savoir apprendre de ses échecs. On peut échouer sans pour autant progresser. La vraie différence entre les losers et les winners est certainement là !

Si vous êtes de la deuxième espèce, jetez dès à présent vos idées noires. N’hésitez plus et chantez : “Je suis un perdant, alors crois en moi !”

La Rédaction


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