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Edito Courrier Cadres Février-Mars : Phénix

, par Aline Gérard

“Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes”. Il est aisé pour des décideurs d’afficher ces propos d’Henry Ford et de s’en gargariser. Mais il est plus difficile de le mettre en pratique.
Lorsque Nathalie Balla a repris La Redoute avec Éric Courteille, elle a pu s’appuyer sur une marque forte, même si son image devait être rajeunie. Et elle a puisé dans l’histoire de l’entreprise pour trouver la force nécessaire à sa renaissance.
La méthode ? Commencer par comprendre (réellement) le travail des équipes. Puis définir ce qui fait l’ADN de la structure en consultant les collaborateurs. Et enfin, prendre le temps de leur expliquer le projet en détail. À condition bien évidemment d’avoir soi-même une stratégie claire… et d’y croire !

Tout comme l’attachement des salariés à leur marque, la mémoire des entreprises est un facteur trop souvent négligé.

C’est en lui-même que le phénix trouve la puissance lui permettant de renaître de ses cendres. Ce qui n’interdit pas d’abandonner certains symboles avant qu’ils ne deviennent des boulets qui vous freinent. C’est ce qu’a fait La Redoute avec son célèbre catalogue.
Dans une carrière mais aussi dans le quotidien d’un manager, “décider, c’est aussi accepter de faire un deuil”*. Pour continuer d’avancer.

 

*Jean-Yves Delattre, neuro-oncologue et Directeur médical de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM).

 

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Aline Gérard
Rédactrice en chef de Courrier cadres


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