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All-In

, par Aline Gérard

Pour doubler la mise, il faut parfois être prêt à tout perdre. Mais ces coups de poker ne se prennent pas sur un coup de tête. Lorsqu’en 2011, Cédric Grolet quitte une place enviée à la Recherche et Développement chez Fauchon pour rejoindre l’hôtel Le Meurice comme sous-chef, il sait qu’il a beaucoup à perdre… mais aussi tout à gagner. Pour aller plus haut, il lui fallait se mettre en danger, accepter de revenir en arrière pour progresser et élargir sa palette d’artiste.

 


Face à des mastodontes de la cuisine comme Yannick Alléno et Alain Ducasse, il a dû faire – et refaire –  ses preuves. Il lui aura fallu accepter d’être remis en cause sur ses compétences, au risque parfois de perdre sa crédibilité vis-à-vis de ses équipes :

“À l’arrivée d’Alain Ducasse, je me suis dit : ‘Cédric, tu ne sais pas faire de gâteaux, c’est une catastrophe !’”.

Il était pourtant depuis quelques mois déjà, chef pâtissier du Meurice. Des moments de doute et de travail acharné, qui ont laissé des traces, mais dont il récolte les fruits désormais. Cédric Grolet a notamment obtenu le titre de Meilleur chef pâtissier restaurant du monde en octobre 2017.
Que ce soit par goût pour le challenge ou pour l’excellence, se dire que l’on est prêt à se remettre en question est une chose. Sauter dans l’inconnu et encaisser les coups en est une autre. Dans ces circonstances, le cadre qui a su construire son réseau et bien s’entourer, pourra mobiliser des alliés capables de lui éviter de s’effondrer. C’est toute la différence avec le joueur de poker, seul avec lui-même lorsqu’il fait tapis !

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Aline Gérard
Rédactrice en chef de Courrier cadres


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