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Covid-19 : 8 entreprises sur 10 n’ont pas prévu de toucher aux primes annuelles

, par Mathilde Seifert

La nouvelle enquête Salary Budget Planning conduite par le cabinet en conseil, courtage et solutions, Willis Towers Watson, observe que les entreprises françaises devraient garder le cap en ce qui concerne les augmentations de salaire prévues avant Covid-19.

Les salariés inquiets pour leur augmentation annuelle ne devraient pas avoir de soucis à se faire. En effet, malgré la crise économique engendrée par la pandémie du Covid-19, les entreprises prévoiraient de maintenir des enveloppes d’augmentations salariales en 2020 très comparables à celles prévues avant le mois de mars. C’est du moins l’information qui ressort de la nouvelle enquête du cabinet Willis Towers Watson. En analysant les augmentations de salaire de 15 000 sociétés de 132 pays (dont 320 opèrent en France), l’étude indique que plus d’un employeur français sur deux prévoit une augmentation des salaires quasi équivalente aux prévisions d’avant Covid-19. Ce taux serait égal ou supérieur à 2,3 % contre 2,5 % initialement prévus. Pour 2021, les estimations paraissent d’autant plus optimistes. La moitié des DRH prévoirait des augmentations salariales d’au moins 2,4 %. La distribution de ces primes devrait être homogène et sans distinction par catégories d’employés : cadres supérieurs, cadres ou non-cadres.

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Gestion du capital humain

L’étude révèle également que seul un tiers des employeurs français ont procédé à un gel des salaires ou prévoient d’y avoir recours cette année. Pour les deux tiers restants, d’autres solutions ont été trouvées afin d’impacter au minimum les employés. Sur dix entreprises, seulement deux prévoient de réduire ou reporter les primes annuelles. Le restant des DRH semblent davantage orienter leur réponse à la crise par la gestion de leur capital humain. Cela passe par une modification de leur politique de recrutement et par une restructuration. En effet, plus de la moitié des entreprises (63 %) a d’ores et déjà mis en place ces démarches, 82 % en gelant les embauches et 18 % en réduisant les effectifs. “Les entreprises ont certes prévu de réduire massivement leurs embauches, pour limiter l’impact de la crise sur leur trésorerie, mais elles prévoient néanmoins de maintenir des niveaux d’augmentation assez soutenus pour préserver leur capacité à retenir et fidéliser les meilleurs”, précise Khalil Ait-Mouloud, responsable de l’activité enquêtes de rémunération au sein de Gras Savoye Willis Towers Watson. Ce phénomène touche certains secteurs plus que d’autres. Le commerce de détail se trouve le plus impacté avec 50 % des entreprises ayant gelé ou reporté des augmentations salariales. Suivent les secteurs de l’énergie, des médias, de l’industrie manufacturière, des loisirs, de l’hôtellerie ou encore de la Tech.

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Mathilde Seifert


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