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« Les ordonnances Macron ont accéléré l’importance prise par le contrôle de gestion sociale »

, par Marie Roques

 Guillaume Campistron, consultant en rémunération, publie à la Revue Fiduciaire, Piloter le contrôle de gestion sociale. Un ouvrage attendu par les professionnels exerçant dans l’Hexagone tant le coût social français est particulier.

 

Quel est l’objectif de cet ouvrage ?

Cela faisait plusieurs années que les stagiaires et clients avec lesquels j’avais l’occasion de travailler me disaient être à la recherche d’un ouvrage complet sur le contrôle de gestion sociale. Jusqu’alors, rien d’actualisé n’existait en France sur le sujet. L’objectif de ce livre est d’évoquer toutes les problématiques liées au contrôle de gestion sociale, certes le poids de la masse salariale, mais aussi tous les autres enjeux sociaux qui l’entourent, le tout appuyé de cas clients concrets, qui sont de véritables clients. Cela faisait plusieurs années que j’avais l’idée de l’ouvrage en tête car il y avait vraiment un besoin.

 

La notion de contrôle de gestion sociale est plutôt nouvelle en France ?

Oui tout à fait, c’est un sujet qui a vu son envol il y a 5 ans, mais qui explose vraiment depuis deux ans et qui découle directement du contrôle de gestion, mais le coût social français est une matière bien particulière. Qu’est ce qu’une mesure sociale ?, comment la comprendre ?, quel est son impact sur la société ?, quel coût représente-t-elle ? sont autant de questions que se posent le professionnel de la gestion sociale. Au fur et à mesure, à la partie « masse salariale » est venue se greffer d’autres sujets sociaux tels que tout ce qui a trait à la marque employeur, à l’engagement collaborateur, ou encore au poids de l’absentéisme. Egalement toute la partie légale notamment autour des Négociations annuelles obligatoires (NAO) qui, soit dit en passant, se font avec des augmentations de plus en plus faibles, ce qui oblige à trouver d’autres solutions pour continuer à retenir les salariés et à attirer les talents extérieurs.

 

Quelle est la place des contrôleurs de gestion sociale dans les entreprises ?

Le contrôleur de gestion sociale est en général rattaché à la direction des ressources humaines ou à la Finance, voire ou à la direction générale pour les postes les plus anciens.
Les ordonnances Macron ont aussi accéléré l’importance prise par le contrôle de gestion sociale ces dernières années en rendant négociables des choses que l’on pensait inamovibles, comme par exemple la prime d’ancienneté. Comprendre Renégocier la prime d’ancienneté est difficile vu d’autres pays. Les contrôleurs de gestion sociale vont aussi devoir se pencher sur la reforme des retraites et les nouveaux PERECO.

 

Ce sont des sujets qui se sont accélérés ces dernières années…

Absolument. C’est un métier nouveau pour lequel il n’y a pas de formation à proprement parler. A ces postes, les entreprises ont besoin de professionnels qui ont de l’expérience et surtout une vraie appétence pour ces sujets. Sur ce point, il y a peu de candidats qui ont véritablement investi cette matière et lorsque les spécialistes sont dans une entreprise, ils y restent. Il faut alors mettre le prix pour les débaucher.

 

Campistron

 

 

Marie Roques

Marie Roques
Rédactrice en Chef


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