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“ Il s’agit avant tout d’assurer la continuité de la chaine alimentaire”

, par Nicolas Monier

Courrier cadres a voulu savoir comment le groupe coopératif agricole français InVivo faisait face à la crise sanitaire. Le DRH Sébastien Graff répond à la rédaction.

Comment InVivo fait face humainement à cette crise sanitaire ?

Nous sommes désormais engagés dans un double combat : celui de limiter la propagation du virus et celui de contribuer activement au maintien de la production agricole et de la distribution alimentaire. Face à la propagation du Covid-19 en France, nous avons réagi dès les premiers jours afin de préserver, autant que faire se peut, la santé des collaborateurs du groupe. Nous avons rapidement organisé une cellule de crise, réunissant tous les métiers en France et à l’international. Nous avons créé une messagerie et un numéro vert dédiés. Il s’agit avant tout d’assurer la continuité de la chaîne alimentaire. Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en place dès à présent des mesures privilégiant l’écoulement des productions agricoles françaises dans les commerces avec une action incitative vis-à-vis de la grande distribution.

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Concrètement, cela se traduit de quelle manière au sein de la coopérative ?

Au niveau corporate, l’ensemble des collaborateurs exerce en télétravail. Sur notre activité jardinerie et distribution alimentaire [InVivo Retail], deux tiers des collaborateurs ont été mis au chômage partiel suite à l’annonce du Premier Ministre en date du 23 mars. Chez InVivo Wine, pôle vin du groupe, les équipes sont en télétravail et profitent de cette période d’activité ralentie pour préparer un plan de reprise de grande envergure. Au niveau des métiers en lien avec la production agricole, l’activité est intégralement maintenue. Pour garantir la sécurité du personnel, de nombreuses mesures ont été mises en place sur site, en repensant l’accueil des intervenants extérieurs ainsi que les espaces de travail et en réorganisant l’accès aux lieux collectifs (repos, réfectoires, vestiaires) avec notamment un nombre de personnes restreint dans ces espaces communs. Notre filiale Bioline, spécialisée dans les solutions et services durables, a également relayé un protocole de suspicion/détection de cas de Covid-19 auprès de ses managers afin qu’aucun risque inutile ne soit pris.

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Les RH sont donc en phase de sommeil ?

Toutes les activités non nécessaires au maintien de notre fonctionnement sont ralenties comme par exemple la réalisation de notre plan de formation annuel. Mais nous profitons de cette période pour mettre en place certaines actions de e-learning et ainsi anticiper des évolutions technologiques comme l’implantation de modules SAP. En revanche, les process de recrutement sur des fonctions considérées comme stratégiques continuent d’avancer. Nous maintenons un focus sur la préservation des grands équilibres financiers de l’entreprise et si nous réussissons à préserver une performance satisfaisante nous nous poserons, bien entendu, la question de la rétribution supplémentaire des salariés.

 

 

 

 

 

 

Nicolas Monier

Nicolas Monier


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