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Crise : les Français estiment que la priorité des entreprises doit être de sauvegarder les emplois

, par Marie Roques

Conscients des difficultés que rencontrent actuellement les entreprises et leurs dirigeants, les Français attendent que ces derniers privilégient des stratégies à long terme, d’après les résultats d’un sondage mené par OpinionWay. Revue de détails.

La moitié des Français considèrent que la première priorité des entreprises face aux difficultés causées par la pandémie est d’assurer leur viabilité afin de sauvegarder le plus d’emplois possible sur le long terme. C’est, du moins, ce que nous apprend les résultats d’un sondage réalisé par OpinionWay pour le cabinet de conseils Bien Commun Advisory. Par ailleurs, 34 % souhaitent davantage privilégier l’emploi à court terme.

Seuls 14 % considèrent que l’amélioration du bilan énergétique et l’impact sur l’environnement des entreprises est l’objectif prioritaire. L’étude nous apprend également que ce sont surtout les jeunes qui souhaitent que les dirigeants privilégient une stratégie à long terme, soit 37 % des moins de 35 ans. Par ailleurs, 30 % des 25-34 ans, autrement dit les jeunes actifs, souhaitent que les dirigeants accompagnent leurs salariés licenciés vers un nouvel emploi et 20 % qu’ils les indemnisent au plus niveau.
À la question : “Quelles doivent être les priorités des dirigeants d’une entreprise contrainte par les difficultés économiques à réduire ses effectifs ?”, 44 % des Français attendent que les entreprises travaillent en premier lieu sur leur stratégie à long terme quand elles sont contraintes de mettre en œuvre des licenciements économiques.

“Une lucidité inattendue”

22 % des sondés pensent que leur premier objectif doit être d’accompagner les salariés concernés vers un nouvel emploi tandis que 16 % attendent des dirigeants d’entreprise qu’ils expliquent les raisons qui ont conduit à cette décision. Une proportion identique (16 %) fixe pour priorité l’indemnisation la plus élevée possible des salariés concernés.
“La montée en puissance indéniable des préoccupations environnementales dans l’opinion, et notamment dans la jeunesse, cède le pas à une analyse plus strictement économique quand il s’agit de la vie des entreprises dans la situation de crise que nous vivons, analyse Antoine Boulay, fondateur de Bien Commun Advisory. Les Français font preuve d’une lucidité inattendue pour une population dont on stigmatise trop souvent le manque de connaissance en matière économique. Ces résultats doivent encourager les entreprises à tenir un discours de vérité sur leur stratégie et à se mobiliser avec la collectivité pour accompagner les salariés vers le retour à l’activité quand les plans de sauvegarde de l’emploi sont malheureusement indispensables.”

Marie Roques

Marie Roques
Rédactrice en Chef


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